Shinzo Abe fait entrer cinq femmes au gouvernement japonais

Cinq femmes font leur entrée dans la nouvelle équipe gouvernementale proposée par le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

03 sept. 2014, 08:15
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a remanié son gouvernement avec l'entrée de cinq femmes. La quadragénaire Yuko Obuchi a été désignée ministre de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a remanié mercredi son gouvernement pour donner un nouvel élan à son action après vingt mois au pouvoir. Cinq femmes font leur entrée dans la nouvelle équipe gouvernementale.

Le secrétaire général du gouvernement, Yoshihide Suga, reste en fonction, de même que trois des principaux ministres du gouvernement: Taro Aso (Finances), Akira Amari (Revitalisation économique) et Fumio Kishida (Affaires étrangères).

La nouvelle équipe se féminise. Parmi les nouvelles élues, la quadragénaire Yuko Obuchi a été désignée comme ministre de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie, ainsi que Sanae Takaichi aux Affaires intérieures.

L'affichage d'une équipe féminisée (5 femmes sur 19 membres, M. Abe compris) a valeur d'exemple, alors que le Premier ministre enjoint aux entreprises d'offrir plus de responsabilités à la gent féminine, même si, hormis Mmes Obuchi et Takaichi, les femmes n'ont pas reçu des portefeuilles de premier plan.

Courbe de popularité

Ce remaniement vise aussi à resserrer les rangs du Parti libéral démocrate (PLD) du Premier ministre au moment où Shinzo Abe va devoir décider s'il maintient ou non une deuxième hausse de la TVA, prévue pour octobre 2015. Le premier relèvement en avril dernier a provoqué une contraction de l'activité japonaise, la plus forte depuis le séisme et le tsunami de mars 2011.

Un nouveau poste de "Revitalisation des régions" a été confié à un ex-ministre de la Défense, Shigeru Ishiba, qui va devoir quitter ses fonctions de secrétaire général du PLD.

C'est la première fois depuis son retour au pouvoir que M. Abe opère un changement de têtes dans l'exécutif, avec l'intention d'infléchir une courbe de popularité qui tendait à décroître et la volonté de s'attaquer aux priorités qu'il a lui-même définies d'entrée de jeu, mais qui n'ont pas encore reçu de réponses concrètes.

M. Abe a aussi à coeur de renforcer la puissance diplomatique du Japon dans un contexte géostratégique de tensions en Asie et de crises multiples en Occident et au Moyen-Orient.