Revue de presse: blues des infirmières, aide au suicide, affaire d'espionnage en Allemagne font les titres de la presse dominicale

De plus en plus d'infirmières abandonnent leur carrière. C'est ce que révèle Le Matin Dimanche. Les autres journaux dominicaux abordent l'aide au suicide pour les personnes âgées ou encore l'affaire de l'espion suisse en Allemagne.

04 juin 2017, 10:03
Les titres de la presse dominicale reviennent entre autres sur l'affaire de l'espion suisse en Allemagne.

Des infirmières abandonnant toujours plus leur profession en Suisse, mais aussi l'achat des nouveaux avions pour l'armée et l'affaire d'espionnage en Allemagne occupent la presse de ce dimanche.

Les infirmières ont le blues

Presque une infirmière sur deux (45,9%) quitte sa profession en cours de carrière, rapporte une étude de l'Observatoire suisse de la santé (Obsan), citée par Le Matin Dimanche. Ce sont les femmes - 80% des effectifs - qui changent le plus de métier. "Bien souvent, les infirmières diplômées décident de ne plus revenir travailler après un congé maternité", explique la vice-présidente de l'association suisse des infirmiers et infirmières (ASI), Sophie Ley. Stress, burn-out, horaires irréguliers, travail sur appel, interdisciplinarité accrue, salaire peu valorisant sont en cause, selon l'Obsan. Ce phénomène inquiète d'autant plus que 40% des infirmières sont déjà recrutées à l'étranger.

Aide au suicide pour les personnes âgées lassées par la vie

Quinze membres d'Exit Suisse alémanique proposent que le suicide assisté soit accordé aux personnes âgées en forme physiquement mais qui souhaitent mourir par lassitude, rapporte Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. L'assemblée générale de l'organisation en discutera à la mi-juin. Cette aide a déjà été inscrite dans les statuts d'Exit il y a trois ans. Mais il ne s'est pas passé grand-chose depuis lors, affirme l'un des motionnaires, Klaus Hotz: "Le comité est resté trop passif. Nous devons agir". Aujourd'hui, Exit n'aide à mourir que des malades au stade terminal ou souffrant de handicaps graves.

Transparence sur le lobbyisme

Selon le SonntagsBlick, les Verts vont lancer une série de motions parlementaires. Les entreprises concernées pourraient ainsi devoir révéler leurs dépenses liées à une commande importante pour que le public puisse voir de quelle façon le lobbyisme des sociétés fonctionne. Le Matin Dimanche affirme, après consultation d'experts, que la Suisse pourrait se contenter de 30 nouveaux avions de combat pour remplacer les 30 F/A-18 et 25 F-5 Tiger actuels. Coût: entre 8 et 8,5 milliards de francs, défense sol-air incluse.

Qui est responsable dans le couac de l'espion suisse en Allemagne?

La question centrale de la responsabilité dans l'affaire de l'espion suisse en Allemagne fait régner une atmosphère glaciale entre le procureur de la Confédération, Michael Lauber, et le chef du Service de renseignement (SRC) de la Confédération, Markus Seiler, tous deux dans le viseur de l'enquête parlementaire, selon le SonntagsBlick. Alors que les deux responsables devaient se rencontrer, une réunion a été reportée. Le Ministère public de la Confédération affirme que ce report est dû "aux enquêtes en cours, qui sont menées par différentes autorités". Pour le SonntagsBlick, des accusations mutuelles expliquerait la colère sous-jacente.

Employés peu critiques sur la délocalisation d'UBS

D'après le chef d'UBS Suisse, Martin Blessing, cité par la NZZ am Sonntag, seuls 20% des employés de la banque touchés par la délocalisation de Zurich vers Bienne (BE), Renens (VD) ou Schaffhouse sont critiques envers cette mesure. Pour le reste, 40% seraient neutres, alors que 40% accueillent la nouvelle positivement. La mesure est décrite comme inévitable dans un contexte de stagnation des revenus. Dans une interview dans la NZZ am Sonntag, M. Blessing la présente comme une opération fiscale qui permettra à UBS Suisse d'amortir 1,05 milliard de francs dans des actifs immatériels, engendrant une réduction de la charge fiscale de 384 à 600 millions.

La canicule a plus tué que la route

Les deux dernières canicules estivales en Suisse ont fait un grand nombre de morts, indique un rapport de chercheurs suisses cité par la NZZ am Sonntag. La chaleur extrême des étés 2003 et 2015 est responsable respectivement d'un millier et d'environ 800 décès, soit deux à trois fois plus de morts que ceux provoqués par les accidents de la route. L'Office fédéral de l'environnement a publié une liste de mesures à l'intention des cantons et des communes visant à protéger la population contre les effets de la canicule. Elles vont de la campagne d'informations à la distribution gratuite d'eau, en passant par un système national d'alerte.