Retraite: les Suisses sont inquiets pour leur AVS mais restent passifs, selon un sondage

Si les Suisses se montrent inquiets au sujet de leur retraite, ils prennent peu ou pas du tout de mesures pour contrer ces craintes.

06 sept. 2018, 10:44
[Symbolic Image, Staged Picture] An older woman with long grey and glasses hair holds her hand to her face, photographed at her home in Central Switzerland on January 18, 2018. (KEYSTONE/Christof Schuerpf)  [Symbolbild, Gestellte Aufnahme] Eine aeltere Frau mit langem grauen Haar und Brille haelt die Hand vor das Gesicht, aufgenommen am 18. Januar 2018 in ihrer Wohnung in der Zentralschweiz. (KEYSTONE/Christof Schuerpf)

La prévoyance vieillesse constitue un sujet d'inquiétude pour les Suisses. Mais les particuliers ne réagissent que peu, voire pas du tout, face à ces craintes, selon un sondage publié jeudi par Raiffeisen et la Haute Ecole des sciences appliquées de Zurich (ZHAW).

Selon les auteurs de l'étude, les personnes interrogées s'estiment soit trop jeunes pour prendre des mesures en prévision de leur retraite, soit elles ne possèdent pas de suffisamment de connaissances sur la question ou, plus simplement ne disposent pas des ressources financières nécessaires.

Le résultat de l'enquête soutient que la confiance dans le système de prévoyance public, l'AVS, est écorné et que les connaissances en la matière doivent être améliorées. Les particuliers doivent aussi disposer de plusieurs options en prévision de leur retraite, notamment le retrait sous forme de capital.

Raiffeisen et la ZHAW ont également compilé un baromètre sectoriel qui s'établit pour sa première édition à 587 points, sur une échelle de 1 à 1000.

La majorité des personnes interrogées veut continuer à bénéficier sans condition de son capital vieillesse. La plupart des sondés sont également favorables à poursuivre une activité rémunérée après avoir atteint l'âge de la retraite, soit à temps partiel ou ponctuellement.

Dans le cadre du sondage réalisé en juillet, quelque 1015 personnes âgées de 18 à 65 ans ont été interrogées. Le baromètre doit être publié chaque année.