Requérants à Chevrilles (FR): pas de retour en arrière

Malgré les réactions virulentes au sujet de l'ouverture d'un centre de requérants d'asile à Chevrilles (FR) en 2017, la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga affirme que "nous ne reviendrons pas en arrière".

26 mars 2015, 07:15
Un public nombreux assiste a une seance d'information a la population concernant l'implantation en 2017 d'un nouveau centre federal pour les requerants d'asile a la Guglera ce mercredi 25 fevrier 2015 a Giffers dans le canton de Fribourg. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga comprend les réactions virulentes après l'annonce de l'ouverture d'un centre de requérants d'asile à Chevrilles (FR). Mais "la décision a été prise", et "nous ne reviendrons pas en arrière", avertit-elle.

La ministre de la justice constate dans une interview diffusée mercredi par "La Liberté" que l'annonce de l'implantation de tels sites d'hébergement a "aussi provoqué des réactions très fortes ailleurs". La population a peur, dans un premier temps, note-t-elle, "mais partout où nous avons ouvert des centres, les inquiétudes sont retombées". Les gens voient "qu'il s'agit d'êtres humains".

La socialiste bernoise affirme que les communes sélectionnées sont toujours averties le plus tôt possible. "Après, ce sont ses autorités qui décident quand elles entendent informer leurs concitoyens", remarque-t-elle.

Jusqu'à 300 requérants

Le centre d'accueil de requérants d'asile de Chevrilles doit ouvrir ses portes en 2017 dans l'actuel institut Gouglera. Il pourra loger jusqu'à 300 personnes.

C'est la première décision annoncée par la Confédération dans sa quête d'emplacements pour ses nouveaux centres. Une procédure accélérée est prévue dans ces centres, pour trancher un maximum de demandes en 140 jours. Elle est actuellement en test à Zurich depuis une année.

Le 25 février, près d'un millier de personnes avaient afflué à la soirée d'information de Chevrilles. Outre des feux allumés dans les collines environnantes et des huées dans la salle, des personnes ont rapporté à la conseillère d'Etat fribourgeoise Anne-Claude Demierre qu'un membre du public avait proféré des menaces de mort à son encontre.