Réforme des retraites: au congrès du PS, Christian Levrat critique l'attitude des sections genevoise et jeunes

"Une journée pénible". Pour le président du Parti socialiste suisse Christian Levrat, l'échec de la votation du 24 septembre sur la réforme des retraites restera longtemps dans les mémoires. Il critique l'attitude de la section genevoise et des jeunes.

14 oct. 2017, 11:37
Christian Levrat a critiqué l'attitude de la section socialiste genevoise qui a combattu la réforme des retraites.

Le 24 septembre "restera dans nos mémoires comme une journée pénible" en raison du refus de la réforme de l'AVS. "Certains ont marqué l'autogoal du siècle", a déclaré samedi le président du PS Christian Levrat.

L'échec de cette votation "est bien sûr navrant" et nécessite une introspection critique. "Sans l'opposition d'une partie de nôtres, nous l'aurions emporté", a lancé Christian Levrat dans son discours d'ouverture de l'assemblée des délégués à Olten (SO).

 

 

 

Des membres du parti se posent des questions, a souligné le président du PS. Ils se demandent comment, malgré un vote général qui a donné un soutien massif à plus de 90% en faveur de cette réforme de l'AVS, une section cantonale du PS Suisse, celle de Genève, se permette de la combattre. Ils aimeraient savoir comment il est possible d'accepter que la Jeunesse socialistes se rangent aux côtés du PLR et de l’UDC dans une votation aussi importante.

 

 

"L'autogoal du siècle"

"Je considère que toutes et tous sont responsables devant leurs électeurs" et "je le dis très sérieusement: certains ont marqué l’autogoal du siècle" et "n’ont pas été à la hauteur des attentes de leurs membres ou de leurs électeurs", a souligné le conseiller aux Etats fribourgeois.

Les opposants à la réforme n’ont pas su reconnaître qu’après 20 ans de défense acharnée des acquis, "nous avions enfin une chance de jouer en attaque, d’améliorer la situation des plus faibles dans notre pays en renforçant l’AVS". Ils n’ont pas su saisir la chance qui se présentait, et se sont "obstinés dans des positions arrêtées". Mais Christian Levrat ne veut jouer "ni le maître d'école" face aux sections cantonales, ni "le papa" de la Jeunesse socialiste.