Radium: Alain Berset admet qu'il y a eu des erreurs dans la communication

Le ministre de l'intérieur Alain Berset a admis lundi que les informations concernant les résidus radioactifs n'avaient pas été assez rapidement transmises à la population.

10 juin 2014, 16:49
Les prestations de médecine complémentaire devraient continuer d'être remboursées, sauf exception. Le ministre de la santé Alain Berset renonce à chambouler le système.

Après la découverte à Bienne de résidus radioactifs dus au radium, la population aurait dû être informée plus tôt sur la situation et les mesures prises, estime le Conseil fédéral. Le ministre de l'intérieur Alain Berset a promis lundi de rectifier le tir.

Le gouvernement "s'engage à analyser la situation et à prendre les mesures nécessaires pour que la communication soit à l'avenir plus rapide et plus transparente", a affirmé M. Berset devant le Conseil national. Il répondait à des questions posées par plusieurs députés.

Le conseiller fédéral a souligné que toutes les mesures relatives à la protection des travailleurs sur le site et à la récupération des déchets radioactifs ont été prises immédiatement. Il a également rappelé que selon les données de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), le risque potentiel pour la santé de la population et l'environnement est faible.

Toutefois, afin de pouvoir exclure tout risque sanitaire pour la population locale, l'OFSP va procéder à des analyses et à des mesures supplémentaires sur les zones habitées du site, en dehors de la zone des travaux de l'autoroute A5. Les résultats de ces analyses seront communiqués dans les meilleurs délais, a dit Alain Berset.

Principe du pollueur-payeur

S'agissant de l'assainissement des zones concernées, le Conseil fédéral estime qu'il doit se baser sur le principe du pollueur-payeur. Mais dans la plupart des cas, notamment lorsque l'utilisation était conforme aux exigences légales de l'époque, personne ne peut être rendu responsable. C'est le cas pour l'ancienne décharge publique à Bienne.

A l'époque, les peintures luminescentes au radium étaient fréquemment appliquées par des ouvriers à domicile. Les déchets liés à leur utilisation étaient alors jetés dans les ordures ménagères. C'est donc aux autorités qu'incombe le devoir d'assainissement. L'élimination des déchets radioactifs est alors prise en charge par un fonds géré par l'OFSP, a expliqué Alain Berset.