Professeur des HUG en fuite visé par un mandat d'arrêt international

Un mandat d'arrêt international a été lancé contre un médecin des HUG. Ce praticien sous le coup d'une plainte pénale de son ancien employeur pour gestion déloyale est en fuite.
03 avr. 2014, 17:20
Les Hôpitaux Universitaires de Genève.

Un mandat d'arrêt international a été lancé contre un professeur des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) à la demande du Ministère public genevois. Ce responsable de l'unité de génétique psychiatrique sous le coup d'une plainte pénale des HUG pour gestion déloyale et escroquerie est en fuite.

Le mandat d'arrêt international a été émis le 13 février, indique jeudi Vincent Derouand, porte-parole du Ministère public genevois. Il revenait sur une information parue dans"Le Temps". Une autre plainte pénale pour les mêmes motifs a été déposée conjointement par l'Université de Genève (UNIGE) dont dépend la faculté de médecine.

Le montant total du préjudice s'élève à 1,7 million de francs pour les deux plaignants, dont un million pour les HUG et 700'000 pour l'UNIGE. Le blocage des avoirs du professeur a été requis au Ministère public dans l'idée d'une possible restitution, a précisé le service de communication des HUG.

Les soupçons de malversations à l'encontre de ce médecin ont été rendus publics en décembre dernier. Les HUG avaient alors annoncé l'ouverture d'une enquête administrative ainsi que le dépôt d'une plainte pénale. Le professeur a été suspendu. Les HUG ne commentent pas davantage cette affaire qui est en cours.

Des investigations internes avaient montré des anomalies dans les dépenses liées à des sous-traitances d'analyses. Il y aurait des liens troublants entre le médecin incriminé et un laboratoire externe. Les malversations supposées auraient duré des années.