Pour les Suisses, l'Etat ne doit pas se mêler des hauts salaires

Les Suisses veulent que l'État se mêle moins des hauts salaires. C'est ce qui ressort d'une récente étude menée par un cabinet de conseil.

27 août 2014, 10:35
salaires

Après deux votations clés, l'intérêt des Suisses pour les rémunérations des dirigeants d'entreprise reste vif, selon la dernière enquête du cabinet de conseil Hostettler kramasch partner (hkp). Ils sont, toutefois, toujours moins nombreux à souhaiter que l'Etat s'en mêle.

Désormais, seules 42% des personnes interrogées estiment qu'il appartient à l'Etat de fixer les règles pour les salaires des patrons, contre 47% en 2013 et 64% lors du premier sondage réalisé en 2010, a indiqué hkp mercredi. Pour la cinquième année consécutive, la société a sondé plus de 1000 personnes à travers le pays.

L'ordonnance d'application de l'initiative Minder contre les salaires abusifs (ORAb) est entrée en vigueur en janvier. Auparavant, le texte "1:12 - pour des salaires équitables" visant à empêcher que, dans une même entreprise, un employé gagne moins en un an que son patron en un mois, a été rejeté par 65,3% des voix le 24 novembre.

La demande d'intervention de l'Etat se fait donc moins pressante, constate hkp. En parallèle, 70% des sondés demandent de fixer une limite supérieure au salaire, contre 75% un an plus tôt. Côté plafonnement, hkp évoque une très large fourchette, soit entre 10'000 et 20 millions de francs.

Pour la première fois, les participants se sont exprimés sur le rôle des conseils d'administration dans la mise en oeuvre d'un système équitable de bonification. Trois participants sur cinq jugent que les organes de surveillance assument trop peu de responsabilités. Les plus sceptiques reprochent la confusion d'intérêts, le manque d'indépendance, de motivation, voire de compétence.