Porcs lucernois touchés par un virus éradiqué en Suisse

Les porcs d'une exploitation lucernoise sont promis à un abattage dans un avenir proche. Ils ont été contaminés par le Syndrome dysgénésique et respiratoire du porc, un virus qui avait disparu en Suisse.

05 mars 2014, 18:37
Ein Schwein sitzt am Freitag (07.01.11) im Schweinezuchtbetrieb von Walter Babbe in Schlamersdorf in einem Stall. Walter Babbe ist einer der vielen Betroffenen, dessen Schweinezuchtbetrieb ein Vermarktungsverbot auf Grund des Verdachts auf Fuetterung mit dioxinhaltigem Futter erhielt. Die schleswig-holsteinische Landwirtschaftsministerin Juliane Rumpf (CDU) besuchte am Freitag den von den Auswirkungen des Dioxinskandals betroffenen Schweinemastbetrieb in Schlamersdorf. (zu dapd-Text) Foto: Tim Riediger/dapd

Une exploitation porcine a été fermée en terres lucernoises après la détection sur les animaux du virus SDRP, absent de Suisse jusqu'à présent. Les porcs ne sont pas malades mais seront tout de même abattus pour empêcher une propagation de la maladie. Le virus ne menace pas l'homme.

Le Syndrome dysgénésique et respiratoire du porc (SDRP) n'est officiellement pas présent en Suisse, selon les autorités fédérales. Pourtant, des tests menés au début de l'année dans les abattoirs helvétiques ont révélé la présence d'anticorps contre le SDRP.

Une cinquantaine d'exploitations qui ont livré les animaux suspects aux abattoirs ont été passées au peigne fin. Le virus n'a été détecté que dans l'exploitation qui a dû être fermée, indique mercredi le service vétérinaire cantonal.

Viande sans danger

Les porcs touchés par le virus n'ont présenté aucun symptôme de la maladie. L'exploitation a toutefois été fermée la semaine dernière dès les premiers soupçons, conformément aux prescriptions légales. Elle devra désormais être assainie entièrement.

Les animaux concernés seront abattus, ou euthanasiés s'ils ne peuvent être abattus. La maladie n'ayant pas été constatée, leur viande peut être mangée, précise à l'ats le vétérinaire cantonal Otto Ineichen. Pour l'homme, même la présence du virus serait inoffensive pour les consommateurs et le genre humain en général, ajoute Adrian Schütz, directeur adjoint de la faîtière Suisseporcs.

Utilisé comme vaccin à l'étranger

Le SDRP ne peut pas contaminer l'homme. Chez les porcs, il entraîne des problèmes respiratoires, de fertilité, des fausses couches et des naissances de porcelets à faible espérance de vie. La maladie est répandue dans le monde entier ainsi que dans les pays entourant la Suisse. Elle est considérée comme épizootie à éradiquer.

Sa présence en Suisse a été signalée pour la dernière fois fin 2012 dans trois exploitations appenzelloises. On ignore pour l'heure comment elle est parvenue sur le site lucernois. Le type de virus détecté sur cette exploitation est utilisé comme vaccin dans les pays voisins, indique M. Ineichen. En Suisse, le vaccin contre le SDRP est interdit.

Lucerne, champion du porc

Selon Suisseporcs, la maladie a pu être importée à travers le trafic international de voyageurs. Protéger les exploitations contre d'autres animaux et l'être humain constitue d'ailleurs l'un des principaux défis pour les paysans, affirme l'organisation.

Le canton de Lucerne est le premier producteur de viande porcine en Suisse. Un porc sur quatre vit dans ce canton, soit 416'000 animaux dans 1957 exploitations, selon le recensement datant de 2012.