Politique: quatre parlementaires non réélus demandent une aide financière à Berne

2370 francs par mois pendant deux ans, c'est ce que peuvent espérer quatre parlementaires éjectés lors des dernières votations. Ils ont déposé cette demande alors que cette aide pourrait très bientôt disparaître, puisqu'elle sera prochainement soumise au vote des chambres.

26 nov. 2019, 18:50
Nationalraete packen ihre Sachen, am Freitag, 17. Juni 2005 in Bern zum Ende der Session im Nationalrat. (KEYSTONE/Yoshiko Kusano)

Quatre parlementaires fédéraux non réélus le 20 octobre sollicitent une aide financière de la Confédération. La demande a déjà été acceptée pour deux d'entre eux, tandis qu'elle est encore en suspens pour les deux autres.

Mark Stucki a confirmé mardi à Keystone-ATS une information de Blick-online. Cette forme d'aide existe depuis 2003, mais elle pourrait bientôt disparaître. La majorité de la commission compétente du Conseil national va, sous peu, présenter au plénum un projet en ce sens issu d'une initiative de Natalie Rickli, ex-conseillère nationale UDC.

 

 

S'ils n'ont pas encore atteint l'âge de la retraite, les ex-parlementaires fédéraux peuvent demander une aide transitoire, de 2370 francs par mois au maximum, pendant deux ans au plus. Un montant total de 170'000 francs est disponible.

De 2004 à 2018, près de 923'000 francs ont été versés à 22 parlementaires dans le besoin. Le montant des versements a beaucoup varié d’une année à l’autre, mais a toujours culminé l’année suivant les élections fédérales. Sept parlementaires non réélus ont reçu une aide transitoire pour la période 2011-2015. Entre 2015 et 2019, deux parlementaires non réélus ont sollicité ce fonds.

 

 

Faire une telle demande reste difficile, relevait Mark Stucki au lendemain des élections d'octobre: "Une simple lettre ne suffit pas". Les candidats doivent dévoiler leur situation financière à la délégation qui prendra la décision finale.

Jusqu'à sept personnes étaient en situation de faire une demande cette année, a précisé M. Stucki. Certains des parlementaires concernés n'en ont pas besoin, comme le millionnaire Jean-François Rime (UDC/FR), d'autres ne rendraient pas publique leur demande.