Philippines: le Suisse qui s'est évadé a tué l'un de ses ravisseurs

Retenu depuis 2012 par le groupe islamiste Abou Sayyaf aux Philippines, un Suisse a réussi à s'échapper en tuant à la machette l'un de ses ravisseurs.

06 déc. 2014, 18:42
epa04516990 A handout picture released by the Armed Forces of the Philippines Western Mindanao Command, shows Swiss kidnap victim Lorenzo Vinciguerra being treated by a military doctor inside a military camp in Jolo, Sulu province, southern Philippines, 06 December 2014. A 49-year-old Swiss man held hostage for more than two years in the southern Philippines escaped after attacking one of his captors as they clashed with government troops 06 December 2014, the military said. Lorenzo Vinciguerra suffered a cut on his cheek after he grabbed a machete from one of the Islamist militants and they fought over it, said Colonel Allan Arrojado, a military task force commander.  EPA/ARMED FORCES OF THE PHILIPPINES / HANDOUT  HANDOUT EDITORIAL USE ONLY/NO SALES

Le Suisse qui a réussi samedi à échapper à ses ravisseurs du groupe islamiste Abou Sayyaf aux Philippines a tué l'un d'eux à la machette lors de son évasion, a annoncé l'armée philippine. Blessé, ses jours ne sont pas en danger. Cinq militants islamistes ont été tués et sept blessés lors des affrontements avec les soldats.

L'ornithologue suisse de 49 ans s'est emparé de la machette de son garde et l'a frappé mortellement au cou lors des combats entre les troupes philippines et les rebelles samedi dans l'île de Jolo, a précisé le colonel Allan Arrojado, commandant dans l'armée sur l'île de Sulu, dans un message envoyé à l'agence Reuters. Durant la lutte, il a été blessé à la joue gauche mais ses jours ne sont pas en danger.

Il a été recueilli par les soldats, ont déclaré un responsable militaire local et la porte-parole régionale de l'armée philippine. Selon le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) qui a confirmé cette libération, le citoyen suisse se trouve actuellement sous la garde des forces philippines dans un endroit sûr et sera rapatrié en Suisse dès que possible.

Un ressortissant néerlandais de 52 ans, qui avait été capturé en même temps que le Suisse, n'a en revanche pas été recueilli par les militaires, ont déploré le DFAE et l'armée philippine. "Très malade et très faible", il n'a pas pu s'échapper, a précisé le colonel Allan Arrojado sans donner plus de précisions sur son sort.
 
Entretien avec Didier Burkhalter
Didier Burkhalter a pu s'entretenir avec le désormais ex-otage au téléphone. Le président de la Confédération lui a fait part de sa joie et de son soulagement, avant de s'enquérir de sa santé. De son côté, le citoyen suisse s'est montré reconnaissant pour le soutien reçu tout au long de sa capture.