Partagé, le PEV laisse la liberté de vote sur l'achat des Gripen

Le Parti évangélique (PEV)n'est pas parvenu samedi à Olten à se mettre d'accord sur l'achat par la Suisse des Gripen.

25 janv. 2014, 19:06
avion de combat Saab Grippen

Les délégués du Parti évangélique (PEV) ne sont pas parvenus samedi à trancher pour ou contre l'achat par la Suisse des Gripen. Réunis à Olten (SO), ils ont pourtant débattu toute la journée sur l'apport de ces avions de combat à la sécurité nationale. Ils laissent la liberté de vote.

Les Suisses devront se prononcer le 18 mai à propos de l'achat d'un nouvel avion de combat, suite à un référendum. Muni de près de 100'000 signatures, il a été déposé par un comité rose-vert et le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA). Une alliance bourgeoise menée par les Vert'libéraux les a aussi soutenus.

L'utilité du Gripen face à l'absence d'une menace concrète a longuement été débattue. "Les Forces aériennes actuelles sont déjà en mesure d'accomplir leurs tâches de police de l'air", a relevé le président du PEV, Heiner Studer, cité dans un communiqué.

Trop cher

Le prix du jet de combat a aussi provoqué de nombreuses critiques. L'acquisition des 22 jets du constructeur suédois Saab est budgétée à 3,126 milliards de francs. "Une somme gigantesque qui serait immobilisée à long terme et qui manquerait ailleurs", comme dans la formation ou l'environnement, a poursuivi Heiner Studer.

Les Gripen sont bien au contraire essentiels pour "assurer notre neutralité et l'attractivité de la Suisse pour des conférences comme le WEF ou celle à Montreux sur la Syrie", a répliqué le conseiller national et président de l'association pour une Suisse sûre Jakob Büchler (PDC/SG).

Invité par le PEV à défendre l'achat de l'avion suédois par la Suisse, il n'est pas parvenu à pleinement convaincre les délégués. Ils ont voté par 48 voix contre 46 et 5 abstentions pour cet investissement. Au vu de ce score serré, ils ont accepté à une large majorité de laisser la liberté de vote.