Parc tout neuf pour les éléphants à Zurich

Le zoo de Zurich a inauguré ce mercredi son nouveau parc aux éléphants Kaeng Krachan. Il permet aux pachydermes d'avoir plus d'espace, de nager et d'avoir une vie sociale.

04 juin 2014, 16:34
Der Elefantenpark Kaeng Krachan im Z?rcher Zoo am Mittwoch, 4. Juni 2014. Nach dreijaehriger Bauzeit wird am Samstag 7. Juni der Kaeng Krachan Elefantenpark fuer die Besucher eroeffnet. Das neue Zuhause f?r die Elefanten erstreckt sich ?ber eine Flaeche von mehr als 11?000 Quadratmetern. Das entspricht etwa dem Sechsfachen der bisherigen Anlage.(KEYSTONE/Walter Bieri )

"Paris a la Tour Eiffel, Rome le Colisée. Zurich a maintenant son parc à éléphants." Par ces mots teintés d'ironie, le président du Zoo de Zurich Martin Naville a présenté mercredi l'imposant espace. Pionnier en Suisse, le nouveau parc permet aux pachydermes d'avoir une vie sociale.

Le parc Kaeng Krachan offre six fois plus de place aux six éléphants du zoo. Les animaux peuvent donc se mouvoir plus librement, dans des conditions plus proches de celles qu'ils connaissent dans la nature, a expliqué mercredi devant les médias le directeur de l'établissement Alex Rübel.

Le personnel à l'écart

Le rapport entre les éléphants et les soigneurs diffère également des pratiques précédentes. Désormais, les seconds ne pénètrent plus dans l'espace de vie des premiers, mais se tiennent à l'extérieur de celui-ci.

Ils s'occupent de leurs protégés à travers une paroi spéciale, munie d'une ouverture. Les éléphants peuvent ainsi développer leur structure sociale et les soigneurs y gagnent en sécurité, a complété Robert Zingg, curateur.

Pas question non plus de "rentrer les bêtes à 16h00 à l'étable", a imagé Alex Rübel. Les éléphants choisissent eux-mêmes s'ils désirent passer la nuit dans la partie extérieure du parc ou sous la coupole aménagée à l'atmosphère humide.

Baignade

Parmi les nouveautés, l'eau figure en bonne place. Six bassins sont répartis sur l'ensemble de la surface. Bons nageurs, les pachydermes apprécient la baignade, ne serait-ce que pour réguler la température de leur corps ou préserver la bonne santé de leur peau.

Les visiteurs pourront les admirer dans leurs mouvements aquatiques sous la surface de l'eau. Un point d'observation a été conçu en sous-sol sur le modèle d'un aquarium.

Cette proximité avec les animaux caractérise l'ensemble du concept. Les visiteurs pourront, dès l'ouverture agendée samedi, les côtoyer de près.

"Qualité de vie"

Le parc Kaeng Krachan, du nom du parc national de Thaïlande où le zoo soutient un projet de préservation des éléphants, veut offrir une meilleure qualité de vie aux principaux intéressés. "Zurich figure souvent en haut du classement en ce qui concerne la qualité de vie des humains. Maintenant, c'est aussi le cas des éléphants", s'est félicité Martin Naville, président du conseil d'administration.

Un confort auquel doit contribuer le sable spécial qui ménage la peau des locataires, les différentes variétés d'arbres et les rochers disposés dans l'ensemble du parc.

La réalisation du complexe a constitué une opération d'envergure. "Plus de 1000 personnes ont participé à sa construction", a souligné Andreas Hohl, responsable du développement et de la logistique.

L'infrastructure a dû être adaptée aux dimensions de ses pensionnaires, dont le poids peut osciller entre 2,6 et 5,7 tonnes et la taille atteindre 3,20 mètres. "Les 800'000 litres des bassins doivent être nettoyés régulièrement", en particulier parce que les pachydermes y font leurs besoins.

57 millions

Ce "jalon" de l'histoire du zoo se traduit dans la facture finale. Estimée à 41 millions de francs au début, elle s'est portée à 57 millions, a reconnu Martin Naville. "Mais cela en valait la peine."

Et de remercier l'aide des donateurs privés, au nombre de 5500, qui ont pris en charge l'ensemble des coûts. La Ville et le canton ont eux assurés la mise en valeur du terrain.

Loin de ces considérations financières, la famille d'éléphants s'agrandira bientôt. Un deuxième mâle fera son arrivée à Zurich, tandis que l'une des femelles attend son troisième petit. La succession de la doyenne Druk, âgée de 47 ans et offerte en son temps par le roi du Bhoutan, semble donc en bonne voie.