Oubli du Lötschberg: Jacques Melly réagit

L'extension du tunnel du Lötschberg ne figure pas au programme mis en consultation par le Conseil fédéral. Le conseiller d'Etat Jacques Melly conteste cet "oubli", avec l'appui des cantons occidentaux.

29 sept. 2017, 14:19
/ Màj. le 29 sept. 2017 à 17:30
A passenger train heads for Loetschberg Base Tunnel near Visp in the canton of Valais, Switzerland, pictured on September 28, 2011. The railroad tunnel through Loetschberg Mountain constitutes an integral part of the New Railway Link Through the Alps NRLA. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Un train voyageur passe le tunnel de base du Loetschberg en direction du Valais le 28 septembre 2011 dans la region de Viege. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le Conseil fédéral a présenté vendredi l’étape d’aménagement 2030/2035 de l'infrastructure ferroviaire. Il met en consultation deux variantes, l'une coûtant 7 milliards et l'autre 11,5 milliards. Aucune des deux ne prévoit l'extension du tunnel de base du Lötschberg.

Cet "oubli" du Lötschberg a soulevé l'indignation du comité pro-Lötschberg, mais aussi de la Conférence des Transports de la Suisse occidentale. Le comité Lötschberg demande que l'enveloppe pour l'étape 2030/2035 soit portée à 12 milliards.

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Un Lötschberg débordé

«La ligne du Lötschberg est complètement débordée. Il y a des dizaines de trains qui doivent passer par la voie de faîte», constate le conseiller d’Etat Jacques Melly, qui milite donc pour le doublement du tunnel, qui permettrait aussi la mise en place de la cadence à la demi-heure entre Berne et le Valais. Il espère être entendu par la Berne fédérale, puisque le Valais n’est pas seul dans ce combat. «Quand on lance une consultation, j’ose croire que c’est pour tenir compte des avis exprimés», glisse le ministre des transports.

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