Omega et le Metas créent un label pour les montres anti-magnétiques

Omega, marque-phare du groupe Swatch, et l'Institut fédéral de métrologie (Metas) ont défini une nouvelle norme pour garantir la résistance des montres aux champs magnétiques. Cette certification sera ouverte à tous les horlogers et, plus largement, à l'ensemble de l'industrie suisse.

09 déc. 2014, 16:59
Stephen Urquhart, left, President of Omega, Nicolas Hayek, centre, CEO of The Swatch Group, and Christian Bock, right, director of the Swiss Federal Institute of Metrology, METAS, pose for the photographer after the announcement of the new watch certification, at the " La Cite du Temps " in Geneva, Switzerland, Tuesday, December 9, 2014. Omega and the Swiss Federal Institute of Metrology (METAS), announce of a watch certification based on a new quality standard for the Swiss watchmaking industry. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

"Le consommateur doit avoir la garantie que son smartphone, sa tablette, ou même, pourquoi pas un jour, une smartwatch (montre connectée) n'altéreront pas la précision de sa montre", note, avec une pointe d'humour, Nick Hayek, ce mardi devant la presse à Genève. Après avoir lancé l'an dernier ses montres anti-magnétiques, Omega a fait appel au Metas pour définir une nouvelle norme.

L'institut, qui dépend de la Confédération, certifiera chaque mouvement et chaque montre dont la précision n'aura varié que de 0 à +5 secondes par jour, avant et après une exposition à des champs magnétiques supérieurs à 15'000 gauss. Soit le niveau de résistance des modèles Master co-axial d'Omega, présentés comme les plus résistants du marché.

Le Metas installera ses instruments de mesure chez Omega à Bienne dans un local visible par les visiteurs. Le déménagement interviendra courant 2015, une fois la construction du nouveau bâtiment terminée. "Ce qui n'entame en rien notre neutralité et notre indépendance", assure le directeur de l'institut Martin Bock.

La nouvelle certification sera d'ailleurs ouverte à toute la branche. Et plus largement à l'ensemble de l'industrie helvétique, pour d'autres instruments sensibles aux champs magnétiques, comme les appareils auditifs et les pacemakers.

Le tout sera financé par Swatch Group, assure Nick Hayek, sans dévoiler de montant. "Nous payons pour mettre cette certification à la disposition de tous". Le président de la direction générale du groupe en profite pour appeler les acteurs de la branche à se concentrer davantage sur la recherche, à ne pas focaliser leurs ressources sur "le marketing et les boutiques".