Oensingen: un arme militaire saisie suite à la fusillade

Plusieurs coups de feu ont été échangés jeudi à 22h45 à Oensingen (SO). Deux personnes sont mortes et une autre est blessée.

06 juil. 2012, 18:30
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Une fusillade a fait deux morts et un blessé dans la soirée de jeudi à Oensingen (SO). Les meurtriers présumés, deux Suisses, ont été arrêtés peu après, a annoncé vendredi la police cantonale soleuroise. Une arme militaire appartenant à l'un des auteurs présumés a été saisie. Il aurait dû la restituer la semaine prochaine.

C'est à 22.45 heures que les coups de feu ont été tirés sur trois personnes présentes à l'extérieur d'un immeuble à Oensingen. Selon l'enquête, une dispute, d'abord verbale, a éclaté entre les membres de deux familles différentes. Il s'agissait de deux pères de famille, accompagnés chacun d'un fils. Ils se trouvaient sur une place devant le bâtiment, en compagnie d'un cinquième homme, une connaissance.

Plusieurs coups de feu ont alors été tirés sur trois des hommes. Un des pères et son fils âgés de 51 et 26 ans ont été mortellement touchés. L'homme de 43 ans, qui ne faisait partie d'aucune des deux familles a été blessé. Il est à l'hôpital, mais ses jours ne sont pas en danger.

Les coups de feu ont été tirés par un fusil d'assaut 90 et un pistolet. Les deux meurtriers présumés ont aussitôt quitté les lieux. L'un d'entre eux s'est rendu à la police cantonale très peu de temps après les faits. Par la suite l'autre homme a pu être arrêté sans opposer de résistance. Père et fils ont été placés en détention. Les armes ont été saisies.

Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) a pour sa part annoncé qu'une des armes saisies était un arme militaire appartenant à l'auteur présumé des homicides. Cet homme n'est plus incorporé dans l'armée depuis février dernier, lorsqu'il a demandé à être transféré dans le service civil.

Le meurtrier présumé n'avait pas restitué son équipement militaire comme il aurait dû le faire suite à une convocation à mi-avril. Il n'avait pas davantage répondu à un rappel fixant le 13 juin comme dernier délai. "La décision de retrait de l'arme aurait été entérinée par le chef de la base logistique de l'armée la semaine prochaine", note le DDPS, précisant que l'armée n'a "jamais remis de munitions de poche au meurtrier présumé".