Nucléaire: les centrales de Gösgen et Leibstadt réfutent les accusation de Greenpeace

Une société de révision a établi que les centrales nucléaires de Leibstadt (AG) et Gösgen (SO) n'ont pas surévalué leurs bilan. Elles réfutent ainsi les accusations de Greenpeace.

08 févr. 2013, 12:54
Les centrales nucléaires de Leibstadt (photo) et Gösgen rejettent les accusation de Greenpeace qu'elles auraient surévalué leur bilan.

Les centrales nucléaires de Leibstadt (AG) et Gösgen (SO) rejettent les accusations de Greenpeace et de l'Association trinationale de protection nucléaire (ATPN) d'avoir surévalué leur bilan. Elles ont fait vérifier leurs chiffres par une société de révision.

Toutes les données figurant dans les bilans sont correctes, correspondent aux obligations légales et respectent le système comptable "Swiss GAAP FER", ont indiqué vendredi les centrales de Leibstadt et Gösgen dans un communiqué.

Les valeurs des fonds de fermeture, de désaffectation et de traitement des déchets ont été placées dans les actifs conformément à ce système comptable. Des amortissements compensent ces actifs. En cas d'activation, il n'y a pas de création de capital propre.

Couverture des frais

Les études sur les coûts sont réexaminées tous les cinq ans et les montants nécessaires sont alors réadaptés. Le législateur voulait ainsi s'assurer qu'à la fin de l'exploitation d'une centrale tous les frais liés à la fermeture sont couverts, selon les centrales.

Greenpeace et ATPN ont déposé une plainte le 19 décembre 2012 auprès du Ministère public de la Confédération contre les centrales de Leibstadt et Gösgen. Elles sont accusées d'avoir surévalué leur bilan en 2011, évitant ainsi un redressement financier.

Dans les bilans, les valeurs des fonds de désaffectation et de traitement des déchets afficheraient 599 millions de plus que les valeurs marchandes des bilans de ces fonds. Cette surévaluation est contraire à la loi, selon Greenpeace et ATPN.

Bilan gonflé

Les deux organisations accusent aussi les deux centrales d'avoir ajouté les coûts d'amortissement pour les opérations de fermeture, de désaffectation et de traitement des déchets à l'actif. Elles ont ainsi fait gonfler le bilan de 608 millions pour Gösgen et 630 millions pour Leibstadt.

En tout, plus de 1,8 milliard de francs non recouvrables auraient été portés à l'actif. Sans financement complémentaire, et d'après le droit des obligations, les deux centrales seraient en faillite, selon les deux plaignants.

Le Ministère public de la Confédération a transmis la plainte aux procureurs des cantons d'Argovie et de Soleure. Elle vise Axpo, qui détient 52,7% de Leibstadt et 25% de Gösgen, et Alpiq, qui contrôle 40% de Gösgen et 32,4% de Leibstadt.