Migration: le nombre de personnes interpellées en Suisse en situation irrégulière a fortement augmenté

Au mois de juin, 3468 migrants étaient concernés. La fin des restrictions anti-Covid y est pour beaucoup.

18 juil. 2022, 18:25
Pour le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM), cette hausse par rapport à 2021 s’explique en grande partie par la pandémie de Covid-19.

Comme les mois précédents, il s’agit en majorité de ressortissants afghans. On constate aussi une augmentation du nombre de personnes d’origine nord-africaine, indique le communiqué des douanes.

Le nombre de remises aux autorités étrangères a également augmenté. Les cas supposés d’activité de passeurs se situent à peu près au même niveau qu’en mai 2022 et juin 2021, soit une trentaine par mois.

De nombreux pays de l’espace Schengen disposaient alors encore de restrictions de déplacement, ce qui a eu un effet sur la migration régulière et irrégulière.
Lukas Rieder, porte-parole du SEM

Effet Covid

Pour le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM), cette hausse par rapport à 2021 s’explique en grande partie par la pandémie de Covid-19. «De nombreux pays de l’espace Schengen disposaient alors encore de restrictions de déplacement, ce qui a eu un effet sur la migration régulière et irrégulière», indique Lukas Rieder, porte-parole du SEM.

Le SEM s’attend pour 2022 à un total de quelque 16’500 demandes d’asile en Suisse. Pour se préparer au niveau opérationnel, le SEM table sur 18’000 demandes pour 2022. Les personnes venues d’Ukraine ne sont pas incluses dans ce calcul, précise l’office.

Les trois routes habituelles de la migration que sont Maroc-Espagne, Libye-Italie et Turquie-Grèce ont été autant voire moins fréquentées que l’an dernier. Cette année, davantage de personnes ont emprunté l’axe Turquie-Italie et le tronçon maritime Turquie-Grèce, qui reste toutefois à bas niveau.

par Keystone - ATS