Merck Serono: de nouvelles idées pour le maintien des emplois

La participation de représentants de la région Rhône Alpes a permis de faire avancer les pistes pour le maintien des emplois chez Merck Serono.

21 août 2012, 12:02
Présidée par le conseiller d'Etat Pierre-François Unger (photo), la cinquième séance de la task force pour le maintien des emplois de Merck Serono à Genève, a réuni lundi soir,la conseillère d'Etat de l'emploi, Isabel Rochat, le maire d'Annemasse et conseiller régional Christian Dupessey, et des représentants de la région Rhône-Alpes.

Une cinquième séance de la task force pour le maintien des emplois de Merck Serono à Genève s'est tenue lundi soir, a indiqué mardi la Chancellerie du canton. La participation de représentants de la région Rhône Alpes a permis de discuter de nouvelles idées.

La proposition des représentants de la région Rhône-Alpes d'assurer une complémentarité dans la recherche de fonds et de partenaires a été favorablement accueillie. De leur côté, les représentants vaudois se joindront eux aussi à la task force dès la prochaine séance qui se déroulera dans le courant du mois de septembre.

Les participants ont pris acte "des progrès enregistrés durant la période estivale relatives à la création d'un Institut polyvalent de recherche en biotechnologies", a précisé la Chancellerie. Un crédit d'étude destiné à affiner les contours du projet d'institut, analyser sa faisabilité et établir un business plan a été présenté.

La task force a également fait le point sur les différentes démarches en cours concernant le reclassement des personnes touchées par la fermeture du site genevois de Merck Serono. Un accord entre la direction et les employés a été conclu le 9 août sur un plan social pour les 1250 personnes privées de leur emploi, dont environ 500 ont accepté d'être transférées. Les autres recherchent du travail.

Prochaines étapes

Les prochaines étapes devraient permettre de finaliser le rapprochement entre le milieu académique et les principaux promoteurs de l'Institut de recherche en biotechnologies. La task force va aussi proposer un plan financier susceptible d'assurer son développement et sa viabilité, a indiqué le canton.

L'Institut devra notamment répondre aux besoins suivants: améliorer l'accès à l'innovation, établir une interface entre le monde académique et l'industrie pharmaceutique, répondre aux besoins thérapeutiques, notamment dans le domaine des maladies rares et orphelines, assurer une formation pratique en lien avec l'école de pharmacie.

Présidée par le conseiller d'Etat chargé des affaires régionales, de l'économie et de la santé, Pierre-François Unger, la rencontre a réuni autour de la table la conseillère d'Etat chargée de la solidarité et de l'emploi, Isabel Rochat, le maire d'Annemasse et conseiller régional Christian Dupessey, des représentants de la région Rhône-Alpes et Walter Steinlin, président de la Commission pour la technologie et l'innovation.

Les professeurs Denis Hochstrasser, responsable du département de médecine génétique et de laboratoire aux HUG, et Francis Waldvogel, ancien président des écoles polytechniques fédérales y ont aussi pris part.

Etaient présents également Philippe Lopes-Fernandes, représentant de la direction de Merck Serono, des représentants du personnel, José-Martin Garcia, directeur de l'incubateur Eclosion, des représentants des syndicats UNIA et SIT ainsi que Daniel Loeffler, directeur du service de la promotion économique genevoise (SPEG) et Patrick Schmied, directeur de l'Office cantonal de l'emploi.