«Mariage pour tous»: plus de 59’000 signatures déposées

La révision de la loi devrait passer devant le peuple en automne. Des militants LGBT ont montré leur mécontentement durant le dépôt du référendum mais ont été éloignés par la police.
12 avr. 2021, 18:07
Un comité interpartis a lancé le référendum.

Le comité référendaire contre le «mariage pour tous» a déclaré lundi qu’il avait déposé 59’176 signatures certifiées pour le référendum contre la révision de la loi. Les Suisses pourraient être appelés à se prononcer sur cet objet en automne.

Egalement 7334 signatures non certifiées ont été soumises à la Chancellerie fédérale, selon un communiqué du comité référendaire lundi après-midi. La remise des signatures à la Chancellerie fédérale a été accompagnée d’une contre-manifestation des partisans de la révision de la loi sur le «mariage pour tous» à Berne. Ces derniers ont été tenus à l’écart par la police.

 

 

L’introduction du «mariage pour tous» «reviendrait à ouvrir une brèche sociale et politique qui évacue la définition historique du mariage, compris comme l’union durable d’un homme et d’une femme», écrit le comité référendaire. Selon celui-ci, le «mariage est et doit rester l’union naturelle d’un homme et d’une femme, qu’il s’agit de protéger».

Un comité interpartis, composé principalement de représentants de l’UDF et de l’UDC, a lancé le référendum. Les opposants sont gênés par le fait que le «mariage pour tous» serait introduit sans modification de la Constitution. Avec la possibilité pour les couples de lesbiennes d’avoir accès au don de sperme, l’intérêt supérieur de l’enfant est ignoré, ajoutent-ils.

 

 

De son côté, Opération Libero a lancé une pétition en ligne en faveur de la loi afin de tenir tête aux opposants au projet de loi. Lundi, environ 100’000 personnes avaient signé la demande d’un «mariage pour tous avec tous les droits et obligations qui vont avec», selon le mouvement.

C’est quoi le projet du Parlement?

Le Parlement a adopté en décembre dernier le projet de loi sur le «mariage pour tous». Le projet tire ses origines d’une initiative parlementaire des Vert’libéraux, déposée en 2013. Outre le mariage pour les couples de même sexe et l’accès au don de sperme pour les couples lesbiens, il prévoit la naturalisation facilitée du conjoint et l’adoption conjointe.

Le «mariage pour tous» ne comprend pas la gestation pour autrui, qui pourrait permettre aux couples d’hommes d’avoir des enfants. Quant à la rente de survivants, elle a été exclue afin de ne pas surcharger le projet de loi.