Loi sur les armes: Genève Aéroport craint des coûts liés à l'exclusion de Schengen en cas de "non"

Genève Aéroport craint un "non" à la loi sur les armes. Son directeur estime qu'une exclusion de l'espace Schengen engendrerait des coûts de plusieurs millions pour réaménager son infrastructure.

21 avr. 2019, 10:20
En cas de "non" à la prochaine votation, il faudrait réaménager l'infrastructure aéroportuaire.

La votation sur la révision partielle de la loi sur les armes, le 19 mai, pourrait conduire, en cas de non, à l'exclusion, à terme, de la Suisse de l'espace Schengen. Pour Genève Aéroport, une telle issue serait catastrophique.

"Nous sommes très en souci", a déclaré dans une interview au Matin Dimanche le directeur de Genève Aéroport André Schneider. A Genève, près de 60% des passagers au départ, soit 5,5 millions de personnes par année, échappent aux contrôles du passeport. Réintroduire des contrôles pour ces gens mettrait l'aéroport sous pression.

"Nous serions exposés à des travaux majeurs dans un aéroport qui est aujourd'hui déjà plutôt à l'étroit", a fait remarquer M.Schneider. L'établissement devrait être reconfiguré. Une autre solution serait de faire disparaître la moitié des magasins de l'aérogare pour faire de la place.

La facture d'une telle transformation n'a pas été calculée. Selon economiesuisse, le réaménagement coûterait à l'aéroport de Zurich entre 65 et 125 millions de francs. "Je pense que nous ne serions pas loin de la moitié des coûts estimés à Zurich, voire davantage vu la complexité de notre établissement", a noté M.Schneider.

L'aéroport genevois ne pourrait pas faire ces aménagements rapidement. "Nous devrions passer par une longue phase intermédiaire, avec des files sans fin pour le contrôle des passeports", a averti le patron de Genève Aéroport. "Ce serait un moment de grande difficulté".