Lobbying au Parlement: Christa Markwalder a violé le secret de commission

La conseillère nationale Christa Markwalder (PLR/BE) a bien violé le secret de commission en transmettant des informations à une lobbyiste, a déclaré, samedi, le président du PLR Philipp Müller.

17 mai 2015, 16:27
Palais federal, salle du Conseil national.
?F.Mamin, Berne,18.06.2004

Pour le président du PLR Philipp Müller, la conseillère nationale Christa Markwalder (PLR/BE) a bien violé le secret de commission en transmettant des informations à une lobbyiste. La commission parlementaire va se réunir pour décider de la suite à donner à cette affaire.

On sait désormais ce que Christa Markwalder a transmis, a déclaré M. Müller samedi dans l'émission "Samstagsrundschau" de la radio alémanique SRF. Jusqu'ici, le président avait invoqué la présomption d'innocence.

En la matière, la valeur des informations transmises importe peu, tous les documents sont soumis au secret de commission, a-t-il ajouté. Quant à savoir si Mme Markwalder doit être élue à la présidence du Conseil national en décembre comme prévu, il a laissé la question ouverte. Ce sera aux parlementaires de trancher et la décision du bureau dans cette affaire aura une influence.

Un autre conseiller national PLR, Walter Müller (SG), a été mis en cause récemment pour un voyage qu'il a effectué au Kazakhstan. Philipp Müller a salué le fait que l'élu ait reconnu son erreur et qu'il entende rétroactivement payer ce voyage de sa poche.

Le président s'est dit étonné que deux politiciens aussi expérimentés que Mme Markwalder et M. Müller soient au centre de cette affaire. Le PLR entend éclaircir les deux cas sans ménagement, a-t-il précisé, promettant la transparence.

La commission va se réunir

Président de la commission de politique extérieure du National, Carlo Sommaruga (PS/GE) a indiqué qu'une réunion allait être convoquée prochainement comme cela se pratique en cas de violation du secret de commission. Avec trois options à la clé: ne rien faire, transmettre l'affaire au bureau du Conseil national ou porter plainte.

Revenant sur des informations de la presse dominicale alémanique, le Genevois a précisé que la commission est confrontée à deux violations: l'une concerne des propos du secrétaire d'Etat Yves Rossier au sujet d'une médiation de paix de la Suisse et qui ont été publiés le 3 mai dans la presse alémanique. L'autre a trait à l'affaire Markwalder et porte sur des réponses écrites du Conseil fédéral.