Les Verts demandent un fonds pour aider les villes à se rafraîchir

Très bétonnées, les villes et agglomérations deviennent rapidement invivables en temps de canicule. Pour les apaiser, la conseillère aux Etats Céline Vara réclame un fonds d’adaptation climatique urgent.

07 août 2022, 18:30
Sur la Turbinenplatz, à Zurich, un nuage artificiel de vapeur est devenu nécessaire pour rafraîchir l'air les jours de grande chaleur. Les Verts prônent des aménagements plus durables pour diminuer la chaleur des centres-villes.

L’écologiste Céline Vara a déposé en juin une motion exigeant du Conseil fédéral qu’il crée un «fonds d’urgence pour l’adaptation climatique des villes et des agglomérations», a révélé «Le Matin Dimanche» cette semaine.

Céline Vara, Conseillère aux Etats neuchâteloises du parti des Verts. Photo: Keystone/Anthony Anex 

Pour la conseillère aux Etats, les villes et agglomérations sont particulièrement exposées aux périodes de canicules, «car les nombreuses surfaces imperméables absorbent le rayonnement solaire et réchauffent l’environnement», indique-t-elle dans sa motion. «L’urbanisme peut réduire cet effet dit «d'îlot de chaleur» en aménageant l’espace extérieur de manière adaptée au climat».

Droite réticente

Au nom de son parti, la Neuchâteloise estime que la Confédération devrait instaurer «des mesures financières fortes et efficaces» pour soutenir l’adaptation climatique des villes face à ces fortes chaleurs. Concrètement, elle souligne que des voiles d’ombrage, des pergolas urbaines, la végétalisation de façades ou la plantation d’arbres représentent des aménagements simples et peu onéreux pour rafraîchir les centres urbains.

Si la gauche se dit plutôt sensible au projet, la droite, elle, se montre plutôt frileuse. Cités par «Le Matin Dimanche», les Fribourgeois Pierre-André Page (UDC) et Jacques Bourgeois (PLR) considèrent que l’aménagement urbain est de la seule responsabilité des communes. Si elles ont trop bétonné, ce n’est pas à la Confédération de payer les pots cassés, répondent-ils en substance.

par Lena Würgler