Les installations à câbles devront renforcer leur sécurité dès le 1er octobre

Les installations à câbles comme les téléphériques, télésièges et autres téléskis, devront renforcer leur sécurité dès le 1er octobre.
08 sept. 2015, 17:03
Des touristes skieurs et snowboardeurs utilisent les telesieges de la station d'Anzere en Valais lors de fetes de fin d'annee, ce le lundi 29 decembre 2003. (KEYSTONE/Olivier Maire)

La sécurité des téléphériques, télésièges et autres téléskis devrait être renforcée dès le 1er octobre. Le Conseil fédéral a modifié l'ordonnance sur les installations à câbles.

Pas question de descendre des bières ou de fumer un joint avant de travailler. La consommation d’alcool ou de substances susceptibles de compromettre la sécurité du service est déjà interdite au personnel avant le début de service et pendant le service.

Des valeurs-limites seront désormais fixées. Pour la boisson, l'alcoolémie ne devra pas dépasser 0,5 pour mille. Le gouvernement songeait initialement à descendre jusqu'à 0,1 pour mille, mais a renoncé au vu des réactions reçues lors de la procédure de consultation.

La solution finalement correspond à la réglementation applicable aux automobilistes. Les entreprises de transport à câbles peuvent réglementer plus strictement la consommation d'alcool si elles le souhaitent. Pour le cannabis, l'héroïne, la cocaïne et autres amphétamines, le plafond est fixé à 15 microgrammes par litre.

Quatre yeux

La vérification des installations par un organe indépendant sera généralisée. Le principe dit "des quatre yeux" prévaut déjà pour la portance et la résistance des pylônes et des stations. Il sera désormais appliqué au calcul des forces qui s’exercent sur les câbles. L’Office fédéral des transports a en effet constaté ces dernières années des erreurs déterminantes, qui pourraient avoir de graves conséquences.

La révision d'ordonnance vise aussi à délimiter plus clairement les compétences des chefs techniques et de la direction. La formation continue deviendra obligatoire pour les premiers. Leur reconnaissance se fera à titre personnel et ne sera plus liée à une entreprise.

Les chefs techniques devront assumer la responsabilité des opérations liées aux aspects importants pour la sécurité de l’exploitation et de la maintenance. La direction devra leur fournir les moyens et les compétences nécessaires. Elle endossera pour sa part la responsabilité financière et d’organisation.