Les CFF aimeraient équiper la police des transports d'armes automatiques

Les membres de la police ferroviaire sont jusqu'ici équipés de sprays au poivre, d'une matraque et, depuis 2012, d'un pistolet. Les CFF voudraient qu'ils puissent s'armer d'un pistolet-mitrailleur ou d'un fusil d'assaut pour pouvoir répondre aux nouvelles menaces terroristes. Ils en ont fait la demande à l'Office fédéral des transports.

08 sept. 2016, 10:58
/ Màj. le 08 sept. 2016 à 11:13
Si les membres des polices cantonales sont équipés d'armes automatiques, ce n'est pas le cas de leurs collègues de la "ferroviaire".

Verra-t-on bientôt des membres de la police ferroviaire patrouiller dans des trains avec des armes automatiques? C'est en tout cas le souhait des CFF, comme le révèle ce jeudi matin la Neue Luzerner Zeitung

Jusqu'ici, ces policiers sont équipés d'un spray au poivre, d'un bâton tactique et, depuis, 2012, d'un pistolet. Mais, l'attaque dans le train régional à Salez, dans le canton de St-Gall, qui a fait 3 morts dont l'assaillant, la donne a changé et les CFF voudraient davantage de sécurité sur leur réseau. 

Les préoccupations des CFF remontent à avril 2015 déjà, date à laquelle une demande formelle allant dans ce sens a été adressée à l'Office fédéral des transports. L'objet de la requête? Permettre aux membres de la police ferroviaire d'utiliser des armes automatiques, comme des pistolets-mitrailleurs, des armes longues, comme des fusils d'assaut,  et des tasers. 

Mais la législation actuelle n'autorise pas ces équipements. 

Du côté de l'OFT, on admet que des discussions sur l'armement de la police ferroviaire ont bien eu lieu avec les CFF, on ne confirme pas l'existence d'une demande concrète pour des armes automatiques ou longues. Mais la Neue Luzerner Zeitung s'est procuré un rapport interne de l'OFT qui évoque précisément le souhait des CFF. 

par Olivier Hugon