Le voilier le plus titré du Léman en pleine restauration

Construit en 1939 en acajou, le voilier Fleur Bleue est en cours de restauration sur un chantier naval à Versoix (GE). Il a a remporté 614 régates sur le Léman. L'embarcation a été trouvée à l'abandon dans un champ de la campagne genevoise en 2008.
14 mars 2018, 13:40
Les travaux de restauration viennent de commencer en janvier et devraient se poursuivre jusqu'en juin.

Le Lacustre Fleur Bleue a remporté 614 régates sur le Léman. Le voilier le plus titré du lac est en train d'être restauré sur un chantier naval à Versoix (GE). Un appel aux dons est lancé pour préserver ce joyau.

Construit en 1939 en acajou, Fleur Bleue est l'emblème du succès dans l'histoire de la plaisance helvétique. "C'est une légende. C'est le bateau le plus titré du Léman, peut-être même du monde. Nous sommes en train de faire des recherches", explique Carinne Bertola, cheffe de projet auprès du Musée du Léman à Nyon (VD).

L'embarcation a été trouvée à l'abandon dans un champ de la campagne genevoise en 2008. "On m'a signalé le bateau. La famille de Robert Thorens, le premier propriétaire, l'a donné au Musée du Léman et j'ai pu le récupérer. Il est resté depuis au chantier de Philippe Durr, à Versoix", a expliqué Carinne Bertola, cheffe de projet.

Les travaux de restauration viennent de commencer en janvier et devraient se poursuivre jusqu'en juin. La restauration de la coque est terminée. "On va maintenant faire la peinture, commencer les aménagements intérieurs et la cabine", a ajouté Mme Bertola.

Flanc tout pourri

Le voilier à la longue coque étroite (9,5 sur 1,7 m) a beaucoup souffert de son stationnement à l'extérieur. "Le flanc gauche était tout pourri. On a aussi dû changer la quille", détaille la cheffe de projet. Près de 2000 heures seront nécessaires pour le retaper.

La restauration pourra s'appuyer sur les plans de construction du bateau conservés au musée. "On veut en faire une archive de l'histoire des Lacustres. Il sera exposé dans l'extension du Musée du Léman dès 2021", explique Carinne Bertola.

"L'avancement du chantier dépend de nos finances", concède Mme Bertola. Les coûts sont estimés à 193'000 francs. Une fondation souhaitant rester anonyme jusqu'à la fin des travaux a fait un don de 120'000 francs. Environ 75'000 francs sont encore recherchés, auprès de privés ou de fondations.