Le tueur de Fort Hood voulait défendre les Talibans

Accusé d'avoir tué 13 personnes à Fort Hood en 2009, l'ex-psychiatre de l'armée américaine Nidal Hasan a déclaré mardi avoir voulu, par son geste, "défendre" les Talibans.

05 juin 2013, 07:27
Nidal Hasan encourt la peine de mort.

L'ex-psychiatre de l'armée américaine accusé d'avoir tué 13 personnes en 2009 sur la base militaire de Fort Hood au Texas a déclaré mardi qu'il allait bâtir sa défense sur le fait qu'il voulait "défendre" les Talibans en perpétrant cette attaque. Il entend se défendre seul.

Le commandant Nidal Hasan, 42 ans, né en Virginie de parents palestiniens, a demandé un report de son procès, pour avoir le temps de préparer sa défense. Il avait obtenu lundi le droit de se représenter lui-même devant la cour martiale qui doit le juger à partir du mois de juillet.

Mardi la juge, le colonel Tara Osborn, a accepté de repousser le début de la sélection des jurés, qui devait débuter mercredi, le temps d'étudier la demande de report de trois mois du procès formulée par Nidal Hasan. Egalement accusé d'avoir blessé 32 personnes lors de ce massacre commis en novembre 2009, ce dernier encourt la peine de mort.

Droit de "défendre les autres"

Ce dernier a expliqué mardi qu'il comptait bâtir sa défense sur le droit à "défendre les autres" - qui peut être utilisé de la même manière que la légitime défense devant un tribunal dans les cas où des personnes sont en situation de danger immédiat.

Les militaires visés "faisaient partie de l'armée américaine" et "étaient sur le point de se déployer en Afghanistan", a-t-il expliqué. Selon ses propos, il a imaginé son attaque "pour protéger les dirigeants de l'Emirat islamique d'Afghanistan, les Talibans - le Mollah Omar est leur chef".

Hasan est devenu paraplégique après avoir reçu une balle lors de la fusillade sur la base de Fort Hood. Considéré comme un "loup solitaire" d'Al-Qaïda, il a été reconnu par de nombreux témoins.

Le drame avait créé un choc dans l'opinion américaine. Le haut commandement de l'armée avait été soumis à d'intenses critiques pour avoir ignoré des signes avant-coureurs dans le comportement de Hasan qui, selon le FBI, correspondait par courriel avec l'imam radical Anouar Al-Aulaqi, tué dans une attaque de drone américain au Yémen en septembre 2011.