Le réchauffement climatique pas bon pour les lacs

En réduisant le brassage hivernal des eaux, le réchauffement climatique favorise la prolifération d'algues bleues toxiques.

16 juil. 2012, 14:55
L'algue bleue proliférerait plus avec le réchauffement climatique.

L'eau de surface du lac de Zurich a augmenté de 0,6 à 1,2 degrés ces quarante dernières années.

 
Thomas Posch, de l'Université de Zurich, a constaté que durant cette période, la cyanobactérie filamenteuse planktothrix rubescens - ou algue bleue - y était toujours plus présente.
 
Or à cause de ses toxines, elle pose un problème du fait qu'il s'agit d'un lieu de baignade et de la principale source d'eau potable de la métropole zurichoise.
 
L'organisme - observé pour la première fois dans le lac de Zurich en 1899 - et ses toxines doivent ainsi être éliminés de l'eau du lac avant que celle-ci puisse être consommée. Or le principal élément de contrôle de cette algue intervient à la fin de l'hiver avec le refroidissement et le brassage des eaux par les vents.
 
Si le mélange est complet, de nombreuses cyanobactéries meurent car elles ne résistent pas à la pression des profondeurs.
 
De gros efforts ont été consentis ces dernières décennies pour réduire les résidus de phosphates dans les lacs sans toutefois prêter la même attention aux composants azotés.
 
Avec le coup de pouce du réchauffement, cela pourrait favoriser l'expansion de l'algue bleue, même dans des lacs considérés comme assainis, avertissent les chercheurs dans la revue "Nature Climate Change".
 
Selon Thomas Posch, cité lundi dans un communiqué de l'Université de Zurich, l'hiver 2011/12 a cependant été idéal. Les basses températures et les forts vents ont provoqué un brassage complet des eaux.