Le parti socialiste veut plus de collaborations militaires avec l'étranger

Après le refus de l'achat du Gripen, le parti socialiste veut passer à l'action et avancer avec la réforme de l'armée suisse. Au programme du parti de Christian Levrat: moins d'avions, moins de tanks, des soldats actifs à l'étranger et davantage de coopération avec nos voisins.

26 mai 2014, 07:30
Christian Levrat tance l'immobilisme d'Ueli Maurer et veut que la réforme de l'armée aille rapidement de l'avant.

Le PS monte au créneau après le "non" à l'acquisition du Gripen. Dans une interview parue lundi dans la "Nordwestschweiz", son président Christian Levrat affirme qu'il est temps de "ramener à la raison" le ministre de la défense Ueli Maurer et demande une analyse détaillée des menaces pesant sur la sécurité.

"C'est seulement après que nous pourrons décider de quelles armes nous avons besoin", souligne le conseiller aux Etats fribourgeois. Il faut utiliser le temps à disposition entre le "non" au Gripen et les discussions à venir sur la réforme de l'armée au Parlement pour agir, car "nous avons besoin d'une alliance des forces progressistes pour mener à bien cette réforme", poursuit-il.

Christian Levrat assure en outre que, de son point de vue, l'armée demeure nécessaire pour la Suisse. "Il ne s'agit pas cependant de cette armée aux allures de réduit national avec le plus d'avions de combat et de tanks possibles", ajoute-t-il. "Ueli Maurer n'a pas fait son travail et a même saboté les objectifs du Conseil fédéral et du Parlement en matière de politique de sécurité."

Le PS souhaite qu'environ 1500 soldats soient actifs à l'étranger en permanence, rappelle son président. Il prône également une collaboration plus intense avec les pays voisins, car "il n'y a pas de sécurité sans coopération avec l'étranger".

Quant à Ueli Maurer, on devrait en fin de compte le "forcer à ne faire que ce que le Conseil fédéral et le Parlement veulent", lance Chrisitan Levrat. "Le temps de l'autonomie dans la défense nationale est révolu."