Le "forcené" de Bienne ne révèlera rien sur sa cavale

Peter Hans Keubühl a fermement affirmé qu'il ne livrerait aucun détail sur sa cavale et sur l'emplacement de son arme au tribunal jeudi.

10 janv. 2013, 15:56
Peter-Hans Kneubuehl, menotté, suivi d'un policier, se rend dans la salle du tribunal d'arrondissement de Bienne

Le retraité qui avait défié la police durant dix jours à Bienne en septembre 2010 ne divulguera rien sur sa fuite et sur l'endroit où il a dissimulé son arme. Il l'a répété calmement mais fermement jeudi au président du Tribunal régional Jura bernois-Seeland.

Il est donc probable que les nombreuses zones d'ombre qui entourent ce fait divers qui avait tenu toute la Suisse en haleine voici plus de deux ans ne se soient jamais levées. "Nous devons nous prononcer sur votre liberté et il y a dehors quelque part une arme dont vous seul savez où elle est", a expliqué le président Markus Gross.
 
Menaces
 
Le magistrat a aussi lu un passage d'une lettre que le sexagénaire avait envoyé à l'homme qui a racheté sa maison lors d'une vente aux enchères. Le "forcené" formule des menaces et écrit qu'il veut lui tordre le cou. "Je ne suis pas un psychopathe et ne vais massacrer personne", a dit devant le tribunal le retraité.
 
Peter Hans Kneubühl, qui souffre de troubles délirants graves selon la psychiatre, a déclaré que son objectif n'était pas d'échapper à une condamnation mais que la vérité puisse éclater au grand jour. Il faisait allusion à la dispute avec sa soeur sur l'héritage de leurs parents. Une soeur qu'il avait qualifié de diable lundi.
 
Le réquisitoire et les plaidoiries auront lieu vendredi. Quant au verdict, il est attendu en fin de semaine prochaine. L'homme saura alors s'il sera interné dans une unité psychiatrique pénitentiaire.