Le Conseil fédéral entérine une hausse du nombre de travailleurs extra-européens en Suisse

Le Conseil fédéral a décidé d'augmenter le nombre de permis de séjour dévolus aux ressortissants provenant hors de l'Union européenne.
12 oct. 2016, 16:28
Le nombre de permis B sera augmenté à 3000 en 2017.

Les contingents de permis de séjour pour les ressortissants extra-européens seront augmentés en 2017. Le Conseil fédéral les a fixés à 3000 permis B et 4500 permis L. Cette hausse ne va pas aussi loin que celle demandée par Johann-Schneider Ammann.

En 2014, la limite était fixée à 3500 autorisations de séjour (permis B) et 5000 permis de courte durée (permis L). Après l'acceptation de l'initiative de l'UDC sur l'immigration de masse, les contingents ont été revus à la baisse en 2015 puis en 2016: 2500 permis B et 4000 permis L.

Résultat: la réserve fédérale des contingents d'autorisations de séjour est épuisée depuis le 13 septembre. Pour les permis L, il restait encore un solde 272. Du côté des réserves cantonales, il restait 661 permis L et 406 permis B au 6 octobre.

Le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann a récemment plaidé pour un retour à 8500 unités. Selon lui, cela montrerait à l'économie que la politique veut l'aider. Il s'agit surtout de spécialistes hautement qualifiés dont les postes sont associés en moyenne à la création de 4 à 6 emplois en Suisse.

Les cantons se sont aussi prononcés pour un assouplissement des contingents de main-d'oeuvre en provenance de pays comme les Etats-Unis par exemple. Des spécialistes en recherche pharmaceutique ou en informatique sont requis d'urgence, selon eux.

Le Conseil fédéral s'est contenté d'une hausse à 7500 unités. Les 1000 autorisations supplémentaires (500 permis B et 500 permis L) demeureront dans la réserve de la Confédération. Elles seront libérées sur demande des cantons, en fonction des besoins supplémentaires qu'ils exprimeront.

Le gouvernement affirme avoir tranché en tenant compte des besoins persistants de l’économie en spécialistes mais aussi à la lumière du nouvel article constitutionnel sur l’immigration et des débats en cours au Parlement.