«La grève des femmes du 14 juin est tout à fait légale»

En réponse à une avocate qui déclarait la grève du 14 juin illicite dans un journal dominical, près de 150 femmes réunies mardi dans les cantons de Vaud et de Neuchâtel ont rappelé que ce droit est consacré à tous les échelons de l’ordre juridique suisse.

09 avr. 2019, 17:03
Les femmes sont appelées à faire massivement grève le 14 juin prochain.

Le droit de grève ne peut pas être retiré. Près de 150 femmes réunies mardi dans les cantons de Vaud et de Neuchâtel ont réaffirmé leur droit de faire la grève le 14 juin prochain. Elles soulignent que cette grève est tout à fait légale.

«Ce qui est illicite, ce sont les inégalités salariales, les licenciements de femmes enceintes et le harcèlement sexuel. Pas notre grève», ont déclaré mardi dans un communiqué des femmes des cantons de Vaud et de Neuchâtel.

Réunies en assemblée, elles ont approuvé la grève. Elles rappellent que ce droit est consacré à tous les échelons de l’ordre juridique suisse, ainsi que dans les conventions internationales. Ce droit vaut autant pour les employés du domaine public que privé.

Elles se sont exprimées à la suite des propos tenus par Sandra Gerber, dans un entretien diffusé par Le Matin Dimanche, le week-end dernier. Pour l’avocate spécialisée dans le droit du travail, la grève des femmes est illicite. «Le débrayage doit se rapporter directement aux relations de travail entre un employeur et ses employés et non pas à des motifs politiques», avait-elle expliqué.

La grève au travail ou chez soi

La grève bénéficie du soutien de l’Union syndicale suisse et d’autres associations syndicales. De plus, elle est proportionnée, rappellent-elles. Cela fait 38 ans que les femmes réclament un salaire égal pour un travail de valeur égal.

Ces femmes soulignent aussi les formes multiples que la grève du 14 juin pourra prendre: sur le lieu de travail, mais aussi sur les lieux d’étude, chez soi ou dans la rue.

 

En savoir plus : Site du collectif national "grève féministe 2019"