L'Union européenne s'attaque aux fusils d'assaut suisses par crainte du terrorisme

Après les attentats terroristes de Paris, la Commission européenne veut durcir la législation sur les armes et certains voient déjà rouge dans le pays. Le projet prévoit d'interdire les armes à feu civiles qui ressemblent à des armes militaires automatiques.

19 févr. 2016, 16:52
/ Màj. le 19 févr. 2016 à 17:00
Le projet européen prévoit d'interdire les armes à feu civiles qui ressemblent à des armes militaires automatiques. (illustration)

La Suisse et UE vont au-devant d'une nouvelle épreuve. Après les attentats terroristes de Paris, la Commission européenne veut durcir la législation sur les armes et certains voient déjà rouge dans le pays.

La Suisse étant membre de l'espace Schengen, elle est obligée de reprendre de nouvelles règles dans son droit. Sinon, elle pourrait dans le pire des cas devoir se passer de la coopération en matière de douane, de justice et de police et donc aussi d'asile.

Le projet européen de durcissement du droit sur les armes date de mi-novembre. Outre l'illégalité du commerce sur Internet et des règles plus strictes pour la mise hors service des armes, il prévoit d'interdire les armes à feu civiles qui ressemblent à des armes militaires automatiques comme les fusils d'assaut semi-automatiques.

Ces armes sont très dangereuses en raison de leur capacité de munition et parce qu'elles peuvent être facilement transformées en armes automatiques, justifie la Commission européenne dans un rapport. Un tel changement suscite toutefois de fortes résistances en Suisse.

Examen médical obligatoire

Les fusils d'assaut semi-automatiques qui peuvent être achetés avec un permis sont couramment utilisés pour le tir sportif. Avec le projet, les chasseurs, les tireurs et les collectionneurs devraient en outre prouver que l'achat d'une arme répond à un besoin et ne pourraient obtenir de permis sans examen médical.

Les militaires ne pourraient par ailleurs plus rapporter leur arme d'ordonnance à la maison à la fin de leur service. Les dizaines de milliers d'adeptes du tir sportif et l'influent lobby des armes seraient ainsi touchés au coeur.