L'énergie n'est pas la seule préoccupation du département de Doris Leuthard

La stratégie de Doris Leuthard ne tourne pas qu'autour de l'énergie. Afin d'être efficace, son Département planche également sur les problèmes de transport, d'infrastructure, d'aménagement du territoire et de communication

08 oct. 2012, 12:52
Le Département de Doris Leuthard (photo) ne planche pas que sur la seul énergie pour l'horizon 2030.

Le Conseil fédéral a beaucoup informé ces derniers mois sur sa stratégie énergétique 2050. Afin d'être efficace, le Département de Doris Leuthard ne veut pas dissocier ce défi énergétique des problèmes de transport, d'infrastructures, d'aménagement du territoire et de communication.

Les conflits d'intérêts entre l'économie, l'environnement et la société s'accentuent, constate lundi dans un communiqué le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). La pression sur les infrastructures et les ressources dans tous les domaines sera d'autant renforcée avec l'évolution démographique qui prévoit 9,5 millions d'habitants en Suisse en 2030.

Sachant que, selon le DETEC, il s'écoule une vingtaine d'années, voire davantage, entre la planification d'un dossier et sa mise en oeuvre, il est nécessaire de pouvoir se référer à une stratégie à long terme. Celle-ci doit en outre permettre aux nombreuses unités du département mammouth de se coordonner.

Fiscalité écologique

Quelques semaines après la présentation par le Conseil fédéral de sa stratégie énergétique 2050, le DETEC détaille ses objectifs. Si la ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf n'a apparemment pas encore une majorité du gouvernement derrière elle pour introduire une fiscalité écologique, cette nouvelle forme d'impôt ne laisse pas Doris Leuthard indifférente.

Pour les services de la conseillère fédérale PDC, les instruments de régulation visant à réduire la consommation devront être complétés par des incitations fiscales. Et de citer de nouveaux modèles de redevances et de financement pour les producteurs d'électricité. Les instruments existants - telle la taxe sur le CO2 - doivent être optimisés, précise le DETEC.

Au-delà du défi induit par le changement de source d'énergie, celui du transport sera déterminant. Il faudra non seulement revoir le transport de l'énergie dont le réseau devra être entièrement repensé, mais également celui des marchandises et des individus. Pour le DETEC, cette mobilité doit être pensée avec le souci permanent de l'aménagement du territoire et en collaboration étroite entre Confédération, agglomérations, cantons et communes.

Web

La troisième face de cette stratégie triangulaire du DETEC évoque la transmission de l'information. Les technologies de l'information et de la communication dominent et influencent de plus en plus les politiques environnementales, énergétiques et des transports, affirment le DETEC.

Selon le département, une infrastructure de réseau très haut débit performante et stable doit être axée sur le marché et développée selon les règles de concurrence.