L'affaire Legrix demeure entière après la séance du législatif

Le Conseil général de La Chaux-de-Fonds n'est pas parvenu à faire avancer l'affaire Legrix. Présent à la séance de ce mardi soir, celui-ci a réaffirmé sa volonté de ne pas démissionner.

27 août 2013, 21:58
Conseil general presque essentiellement consacre a l affaire JC Legrix 
La Chaux de Fonds 26 aout 2013
Photo R Leuenberger

A l'occasion de la discussion sur une interpellation multipartis sur l'audit des services du conseiller communal UDC Jean-Charles Legrix, le Conseil communal de La Chaux-de-Fonds a donné ce mardi soir quelques informations supplémentaires sur les raisons qui l'ont poussé à le démettre de ses fonctions. Le président actuel de l'exécutif Claude-André Monnard a notamment indiqué que l'employeur devait respecter la loi qui l'oblige à agir contre les maltraitances manageuriales dont sont victimes ses employés.

C'est le popiste Charles-André Favre qui a lu l'intervention multipartis qui aurait semble-t-il pu être acceptée aussi par le parti de de Jean-Charles Legrix, sans la révélation de ces négociations dans les quotidiens neuchâtelois notamment, a estimé l'intervenant. Le texte demandait au conseiller communal UDC actuellement sans porte-feuille de prendre le temps de la réflexion pour "prendre les décisions qui s'imposent". En clair de démissionner.

Considérant que "des circonstances restent nébuleuses dans cette affaire", le groupe UDC ne s'est pas associé à la démarche interpartis. Par souci de vérité, il a en revanche demandé la création d'une commission d'enquête. Son projet d'arrêté urgent n'a cependant pas été traité mardi, un tel texte devant être présenté avant la séance, ce qui n'était pas le cas. Le texte devrait être examiné lors de la prochaine, dans un mois.

Jean-Charles Legrix a fait pour sa part une seule déclaration, dans laquelle il a répété qu'il ne démissionnerait pas. Il a affirmé qu'il en passerait par la justice "pour rétablir son honneur bafoué depuis plusieurs semaines"