Jura bernois: Belprahon reste une commune bernoise, recours attendu

La commune bernoise de Belprahon ne passera pas dans le camp jurassien. Par 121 voix contre 114 les citoyens ont refusé de changer de camp. Les autonomistes annoncent un recours. A Sorvilier, les résultats ne sont pas encore tombés.

17 sept. 2017, 12:29
Belprahon reste bernoise, pour 7 voix d'écart.

Le village de Belprahon (BE) ne rejoindra pas le canton du Jura comme Moutier. Les citoyens ont décidé de justesse dimanche, par 121 voix contre 114, de rester dans le canton de Berne. Les partisans du oui ne s'annoncent pas battus. Ils prévoient déjà un recours.

Au total, 237 citoyens sur 242 ayants droit se sont rendus aux urnes à Belprahon, ce qui correspond à un taux de participation d'environ 98%. De nombreux autonomistes de Belprahon et de Moutier avaient fait le déplacement pour attendre le dénouement du vote.

La déception était forte à l'annonce du résultat peu avant 12h30 devant la maison communale où a eu lieu le dépouillement. Un lourd silence a suivi, avec des partisans du canton du Jura en pleurs.

Vote "endommagé"

Un recours sera lancé, ont déjà prévenu les membres du comité pour le oui. "Durant la campagne déjà, nous avons dénoncé le fait que Belprahon vote avant que le résultat de Moutier ne soit validé", a indiqué à l'ats Aude Sauvain, membre du comité "Belprahon dit oui". "On peut imaginer que le comité ou un citoyen dépose un recours", a-t-elle dit.

Plusieurs recours sont pendants contre le résultat du vote de Moutier. La semaine dernière, la presse dominicale s'est fait l'écho du dépôt d'une plainte pénale.

Le vote a été endommagé par la campagne de diffamation lancée contre les autonomistes, a renchéri Pierre-André Comte, secrétaire général du Mouvement autonomiste jurassien. "Il doit être remis en question".

Le maire de Belprahon, Michel Leuenberger, favorable au départ de Moutier dans le canton du Jura s'est lui aussi montré déçu. "Nous étions sous pression depuis trois mois et une certaine anxiété se ressentait auprès des citoyens", a-t-il estimé. "Mais rien ne change", a-t-il ajouté, prêt à reprendre son poste lundi à la mairie, comme il le fait depuis 25 ans.