Horaire des commerces: pas de nécessisté d'une table ronde pour le Conseil fédéral

Le Conseil fédéral ne juge pas utile d'organiser une table ronde quant à la prochaine libéralisation des horaires des commerces, comme le souhaitait le PDC fribourgeois, Dominique de Buman.

29 août 2013, 12:30
Les prochaines libéralisations des horaires des commerces seront conduites par les organes en place, comme la commission fédérale du travail. Le Conseil fédéral ne juge pas nécessaire de réunir une large table ronde, comme le demande Dominique de Buman (photo, PDC/FR).

Les prochaines libéralisations des horaires des commerces seront conduites par les organes en place, comme la commission fédérale du travail. Le Conseil fédéral ne juge pas nécessaire de réunir une large table ronde, comme le demande Dominique de Buman (PDC/FR). Le conseiller national souhaiterait ainsi recueillir le consensus le plus vaste possible.

Qualifiant la situation actuelle en matière d'horaires de chaotique, Dominique de Buman déplore que les efforts pour changer la donne soient souvent vains. Les votations cantonales dégagent très souvent de larges majorités négatives réunissant syndicats et PME.

Ce qui n'augure rien de bon pour deux motions récemment adoptées par le Parlement, "bien qu'une majorité de l'opinion publique reconnaisse le caractère désuet de certaines réglementations".

Pour éviter un nouvel échec, il faut passer par le dialogue, estime le Fribourgeois, rappelant que les Suisses ne sont pas prêts à sacrifier à tout prix la notion de travail et la qualité de vie.

Un avis que ne partage pas le Conseil fédéral. La motion de Filippo Lombardi (PDC/TI) demande une harmonisation des heures d'ouverture de 6h à 20h en semaine et de 6h à 19h le samedi tout en excluant les jours fériés cantonaux. Elle ne laisse quasiment aucune marge de manoeuvre lors de l'élaboration des dispositions spécifiques, affirme-t-il dans sa réponse publiée jeudi.

Il n'est donc pas utile, selon lui, d'organiser une concertation des milieux intéressés à ce stade. Quant à la motion de Fabio Abate (PDC/TI), son champ d'application est très restreint: les entreprises ciblant les touristes internationaux venant faire leurs achats doivent avoir l'autorisation d'employer des travailleurs le dimanche.