Hooligans: perturbations du frafic, les CFF en appellent aux clubs

La violence dans les trains de supporters pose un vrai problème aux CFF. Ces derniers souhaitent que les clubs sportifs assument leur part de responsabilité.
28 avr. 2014, 13:26
Dans les trains spéciaux que fournissent les CFF les actes de violence sont la règle plutôt que l'exception.

Le trafic CFF perturbé par des hooligans, comme dimanche soir entre Bâle et Muttenz, n'est pas un cas isolé. Depuis février, le potentiel des violences a augmenté dans les trains de supporters. Les CFF aimeraient exiger désormais des contrats d'affrètement avec les clubs de foot.

"Dans les trains spéciaux que fournissent les CFF pour transporter les fans de football, une évaluation récente démontre que les actes de violence sont la règle plutôt que l'exception", a déclaré lundi à l'ats le porte-parole des CFF, Christian Ginsig.

Pas moins de 20 incidents graves ont été comptabilisés entre début février et mi-avril. Ils sont qualifiés par les CFF d'événements "rouges". Neuf cas ont concerné des trains de fans des clubs zurichois FCZ et GC. Les autres concernent des convois de supporters des équipes des FC St-Gall, Lucerne, Aarau, Bâle ou des Young Boys.

Chaque année, ce type de déprédations coûte trois millions de francs aux CFF, rappelle M. Ginsig. Et de signaler que la règle de responsabilité de l'article 41 du Code des obligations n'est guère utilisé. "Il est presque impossible d'identifier l'auteur du dommage, et encore moins de le prouver."

Une loi à réviser

La révision de la Loi sur les transports de passagers pourrait être une réponse aux incidents, tel celui de dimanche à Bâle. En outre, une base juridique devrait être créée afin que les clubs sportifs soient susceptibles, dans certaines circonstances, d'être responsables pour les dommages causés par leurs fans.

A fin mars, le Conseil national a examiné un projet de révision de la Loi sur le transport des voyageurs. Il a toutefois clairement refusé de contraindre les fans de foot ou de hockey à emprunter des trains ou des bus spécialement affrétés, au lieu des transports publics réguliers.