Genève: débrayage sur les chantiers CEVA pour contester les indemnités de licenciement

Les ouvriers sur les chantiers genevois du CEVA ont débrayé ce mercredi pour lutter contre un licenciement collectif sans plan social. Ils demandent des indemnités de licenciement décentes.
08 sept. 2015, 17:01
Des ouvriers du chantier du CEVA et des membres du syndicat d'UNIA ont débrayé ce mercredi matin.

A Genève, les ouvriers travaillant sur les chantiers de la liaison ferroviaire CEVA gérés par la société EVI ont débrayé mercredi. Ils contestent les maigres indemnités de licenciement octroyées par l'employeur, actif dans le gros oeuvre.

En juin, le syndicat Unia dénonçait le licenciement collectif de 206 travailleurs sans plan social. Sous la pression, l'entreprise Eaux Vives Infra SA (EVI), qui appartient au consortium SGS créé par la société Vinci pour travailler sur les chantiers du CEVA, acceptait en juillet d'entrer en négociation. Or le résultat des discussions n'est pas acceptable, a critiqué mercredi le syndicat.

D'abord, les indemnités proposées par EVI pour le personnel licencié équivalent à moins d'un mois de salaire. Ensuite, le personnel fixe affecté à un autre chantier en Europe voit ses conditions salariales baisser sans aucune compensation. Enfin, rien n'est prévu pour le personnel intérimaire, qui représente plus de 40% des salariés et qui a travaillé depuis plus de deux ans pour EVI.

Le personnel demande des indemnités pour les trois catégories d'employés, a expliqué devant les médias Yves Mugny, secrétaire syndical responsable du secteur de la construction. Le délai était fixé à mardi midi. Les chantiers seront bloqués mercredi toute la journée si EVI ne fait pas de nouvelle proposition dans ce sens. Le personnel décidera en fin d'après-midi de la suite.