Gardes-frontières: la fin des programmes d'austérité est exigée par le syndicat

Réunis en congrès à Thoune (BE), les syndicalistes des gardes-frontières de Garanto ont adopté une résolution pour demander la fin des programmes d'austérité et l'arrêt des suppressions de postes.

05 juin 2014, 15:57
Le syndicat des gardes-frontières Garanto a adopté jeudi une résolution pour demander la fin des programmes d'austérité et l'arrêt des suppressions de postes.

Le syndicat des gardes-frontières Garanto en a par-dessus la tête des économies. Les délégués réunis en Congrès à Thoune (BE), ont adopté jeudi à l'unanimité une résolution pour demander la fin des programmes d'austérité et l'arrêt des suppressions de postes à la Confédération et à l'Administration des douanes.

Avec sa résolution, le syndicat veut prévenir les coupes qui découleront du prochain programme d'économies que le Conseil fédéral a été sommé de présenter. Une première mouture prévoyant 700 millions de francs par an a été renvoyée au gouvernement, mais la droite a ensuite soumis plusieurs interventions pour des économies de l'ordre de 300 millions de francs.

Le Conseil fédéral a prévu de présenter un projet après la pause estivale. Mais pas question d'attendre ce délai, explique Oscar Zbinden, porte-parole du syndicat. Il s'agit d'avertir dès à présent les milieux parlementaires, en particulier les partis bourgeois, des conséquences d'un tel plan d'économies.

Un tel scénario menacerait en effet quelque 300 postes à plein temps dans la seule Administration fédérale des douanes, dénonce Garanto. Déjà en l'état actuel, la situation est précaire. Le personnel de la douane et les gardes-frontières ne sont plus en mesure d'exécuter leurs tâches régaliennes sur le terrain, met en garde l'organisation syndicale.

Promesses non tenues

Depuis 2008, Garanto réclame 200 postes supplémentaires pour les Corps des gardes-frontières et 200 pour la douane civile. Selon elle, cette exigence est plus actuelle que jamais après le vote sur l'immigration et les conséquences qui pourraient en découler en matière de circulation des personnes avec l'Union européenne.

Le syndicat se montre déçu par les promesses non tenues du monde politique. Il en veut en particulier aux partis bourgeois à la fois prompts à réclamer davantage de sécurité, en même temps hostiles à une augmentation d'effectif, et toujours partisans de nouveaux programmes d'économies. Une telle politique mène selon Garanto à un abaissement des normes de sécurité.