Fête nationale: Maurer vante l'indépendance de la Suisse, Berset loue le compromis

Ce que la Suisse est aujourd'hui, nous le devons à nos ancêtres et nous ne pouvons pas en faire n'importe quoi. C'est en substance le discours tenu par le président Ueli Maurer à l'occasion de la fête nationale suisse. De son côté, Alain Berset a mis en avant la culture du compris helvétique.

01 août 2019, 14:28
Ueli Maurer appelle à un engagement pour l'indépendance de la Suisse.

Ueli Maurer appelle à un engagement en faveur de l'indépendance et de la liberté à l'occasion de la Fête nationale. Aux yeux du président de la Confédération, la Suisse est un héritage que ses habitants actuels n'ont reçu que pour une période limitée avant de le transmettre à leurs enfants.

C'est une histoire de pauvreté et de privation, de travail acharné et de volonté implacable. C'est une histoire qui exige respect et estime de notre part.
Ueli Maurer, président de la Confédération

"Je suis infiniment reconnaissant pour ce que des dizaines de générations ont accompli", a déclaré le conseiller fédéral dans un discours publié jeudi. "C'est une histoire de pauvreté et de privation, de travail acharné et de volonté implacable. C'est une histoire qui exige respect et estime de notre part." Le Zurichois voit la lutte pour la liberté et l'indépendance comme le fil rouge de plus de 700 ans d'histoire du pays.

Selon le ministre des finances, des dangers menacent cet héritage: "Critiques de l'extérieur d'une part, manque de fermeté et manque de courage à l'intérieur d'autre part". M. Maurer n'a pas explicitement mentionné l'UE et l'accord-cadre dans son texte mis en ligne jeudi à la mi-journée. Le président de la Confédération doit dans la foulée prononcer une allocution à la Fête des vignerons en début d'après-midi.

Alain Berset à Yverdon

Alain Berset a insisté sur l'importance du compromis et de la solidarité lors du son allocution du 1er Août jeudi à Yverdon (VD). Ces deux valeurs ont permis à l'Union patronale suisse et aux syndicats de proposer une réforme du deuxième pilier, selon le conseiller fédéral.

La Suisse s'est construite sur une solide culture du compromis.
Alain Berset, conseiller fédéral en charge de l’Intérieur

"La Suisse s'est construite sur une solide culture du compromis, pas sur un pseudo-dialogue autour de positions maximalistes et têtues", a estimé le ministre de l'intérieur, pour qui solidarité et recherche du compromis nécessitent du courage. Selon le Fribourgeois, la démocratie directe helvétique "nous rend uniques". A chaque fois, des compromis issus de longs débats font avancer le pays.

 

 

Des évènements "importants" ont marqué l'année 2018. Le Belfagien relève notamment le projet de réforme du deuxième pilier, le développement d'un soutien pour ceux qui ne retrouvent pas de travail après le chômage et la votation sur le projet de réforme fiscale et de financement de l'AVS.