Eveline Widmer-Schlumpf a invité François Hollande en Suisse

La présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf a invité le président français François Hollande à se rendre en Suisse avant la fin de l'année.

07 août 2012, 12:56
L'objectif affiché de cette troisième conférence des Amis du peuple syrien, qui sera ouverte par le président français François Hollande, est de montrer une forte mobilisation internationale en faveur d'une transition politique prévoyant la mise à l'écart du président syrien.

La présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf a invité le président français François Hollande à se rendre en Suisse avant la fin de l'année. C'est ce qu'elle a annoncé mardi à Berne à l'occasion de la présentation du bilan de ses six premiers mois de présidence.

La présidente et ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf a cependant précisé qu'elle avait proposé une rencontre pour discuter des objets chauds du moment, notamment de questions financières et fiscales, et que le lieu fixé pour ce rendez-vous n'a pas encore été choisi. Ce qui signifie qu'en fonction des impératifs du calendrier et de l'actualité, la rencontre pourrait même avoir lieu à ...Paris.

Au moment de tirer son bilan intermédiaire, Eveline Widmer-Schlumpf a reconnu les difficultés à liées à ce type d'exercice. Il y a naturellement l'agenda des manifestations allant du salon de l'automobile de Genève à la fête fédérale de hornuss. "C'était la première fois de ma vie que je visitais un salon de l'auto", a-t-elle d'ailleurs reconnu. En revanche, les grands dossiers, comme ceux sur les accords de double imposition ou sur la fiscalité, se traitent sur des années et il est périlleux de vouloir en tirer des résultats concrets sur une période de quelques mois.

"Je veux savoir", a cependant répondu la présidente à une question sur les données de leurs employés communiquées par les banques suisses aux autorités américaines. Elle a souligné qu'elle n'avait pas de chiffres précis sur l'ampleur de ces démarches. Le Conseil fédéral n'avait donné que son feu vert aux banques que dans le cadre des mesures que ces établissements pourraient prendre en vue d'assurer leur défense devant la justice américaine.

L'expression "je veux savoir" touche également la mésaventure relatée par la "Tribune de Genève": deux jeunes enfants de banquier auraient été interrogés durant six heures par la douane américaine. En l'état des choses, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) n'a pas d'informations à ce sujet.