Etude: choyer ses bêtes a un impact économique bénéfique

L'idée pouvait paraître élémentaire mais une étude réalisée par l'Office vétérinaire fédéral le prouve: un contact actif entre les hommes et les animaux favorise la production et diminue les frais.

11 mai 2013, 11:27
Les revenus des agriculteurs ont à nouveau baissé en 2012 en Suisse, après la courte embellie de l'an passé.

Consacrer du temps à créer un contact avec ses bêtes n'est pas vain. Première conséquence: leur santé se dégradera moins rapidement. Et des animaux qui se portent bien rapportent davantage, selon les premiers résultats d'une étude réalisée par l'Office vétérinaire fédéral (OFEV) et la station de recherche Agroscope-Tänikon.

Les résultats ne sont pas encore définitifs, car l'étude est en cours jusqu'à l'année prochaine. Mais un élément est déjà clair: «Un contact actif, prévisible et détendu entre l'homme et l'animal a un impact économique», a déclaré la cheffe de projet Tanya Kutzer.

Davantage de lait, des animaux en meilleure santé

Selon Tanya Kutzer, introduire des mesures de "wellness" dans les écuries allonge la "durée de vie" des animaux et réduit le temps nécessaire à la reconstitution des troupeaux. Cela signifie que l'agriculteur peut traire sa vache plus longtemps, mais aussi qu'elle allaitera plus longtemps ses veaux, ce qui baissera aussi les coûts de l'agriculteur .

Temps compensé

Cette étude évalue non seulement si les vaches produisent plus de lait et font naître davantage de veaux, mais aussi combien de temps l'agriculteur passe à choyer et dorloter ses animaux. Selon l'étude, un agriculteur passe 40 minutes par vache et par an. Et le jeu en vaut la chandelle: l'animal produit 15 litres de lait en plus par an et coûte neuf francs de moins chez le vétérinaire.