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Elle a «sauvé» la paix des langues

La conseillère d’Etat thurgovienne Monika Knill a permis de sauvegarder le français à l’école primaire dans son canton, évitant au Conseil fédéral d’intervenir dans un dossier sensible.

09 juil. 2017, 23:39
/ Màj. le 10 juil. 2017 à 00:01
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Sans elle, le français aurait disparu des horaires de l’école primaire. Sans elle, le Conseil fédéral aurait vraisemblablement mis sa menace à exécution de bousculer la répartition traditionnelle des compétences entre la Confédération et les cantons. Sans elle, de nombreux Romands auraient probablement conspué son canton, la Thurgovie. Mais Monika Knill, conseillère d’Etat et ministre de l’instruction publique depuis neuf ans, a «sauvé» la paix des langues. Mi-juin, le Grand Conseil a décidé, en deuxième lecture, de maintenir son enseignement à l’école primaire, comme elle le proposait. Mais s...