Dons d’organes: les Suisses voteront sur le consentement présumé

L’initiative «Pour sauver des vies en favorisant le don d’organes» a formellement abouti. Avec ce texte, toute personne décédée est considérée comme donneuse d’organes sauf si elle s’y est opposée de son vivant ou que ses proches stipulent qu’elle ne le voulait pas.

23 avr. 2019, 15:26
Sur les 112'991 signatures déposées le 22 mars, 112'633 sont valables, a indiqué mardi la Chancellerie fédérale.

Les Suisses voteront vraisemblablement sur le consentement présumé de toute personne à ce qu’on puisse prélever un de ses organes en cas de décès. L’initiative populaire «Pour sauver des vies en favorisant le don d’organes» a formellement abouti.

Sur les 112’991 signatures déposées, 112’633 sont valables, a indiqué mardi la Chancellerie fédérale. Actuellement, un organe ne peut être prélevé que si la personne a donné son aval. Il est notamment possible d’indiquer son choix sur un registre national. Fin 2018, environ 44’000 personnes y étaient inscrites.

L’initiative veut inverser l’hypothèse de départ. On considérera qu’une personne décédée a consenti au don d’organes si elle ne s’y est pas opposée de son vivant ou si ses proches ne stipulent pas qu’elle a refusé de donner ses organes. L’idée est de faciliter les dons alors que les listes d’attente s’allongent.

Actuellement, plus de 1500 personnes sont en attente d’une transplantation. La Suisse compte 14,2 donneurs décédés par million d’habitants par an. C’est deux fois moins que la France, l’Autriche ou l’Italie, des pays qui pratiquent déjà le consentement présumé.