Didier Burkhalter veut offrir des perspectives à la jeunesse européenne

Le conseiller fédéral Didier Burkhalter souhaite que la Suisse se tourne vers l'avenir, à l'occasion des 50 ans de son adhésion au Conseil de l'Europe.

23 avr. 2013, 16:40
Didier Burkhalter s'est exprimé mardi, à l'occasion des 50 ans de l'adhésion de la Suisse au Conseil de l'Europe.

Le conseiller fédéral Didier Bruhalter tient à offrir des perspectives à la jeunesse européenne. Il l'a affirmé mardi dans son discours devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

"Toute politique est autorisation de l'avenir", a déclaré le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), citant le philosophe neuchâtelois Denis de Rougemont. Et c'est ce qui a motivé en 1963 l'adhésion de la Suisse au Conseil, selon Didier Burkhalter, quatorze ans après sa création.

Ce délai est d'une part lié à la neutralité helvétique, dans un monde longtemps divisé, mais aussi au fait "que le processus de formation des décisions peut prendre du temps en démocratie directe", a-t-il justifié.

Suisse intégrée

La Suisse s'est depuis aisément intégrée au sein de l'organisme européen. Celui-ci tient notamment compte des divers besoins locaux et régionaux et prend ses décisions par consensus, ce qui "convient bien à l’esprit suisse", a souligné le chef de la diplomatie helvétique.

Autre élément qui fait la force du Conseil de l'Europe, le fait qu'il regroupe presque tous les pays européens. Leur socle de valeurs communes est "à la base de la stabilité" du continent et "de sa sécurité, sur lesquels construire sa prospérité", a fait valoir le chef de la diplomatie.

"La Suisse est un pays de paix et de prospérité", elle a en ce sens "des devoirs et une responsabilité", a rappelé M. Burkhalter. C'est pourquoi elle s'engage en faveur de la résolution des conflits. "La politique extérieure de la Suisse peut donc se définir aujourd’hui par le triptyque 'neutralité, solidarité, responsabilité'", a indiqué le chef du DFAE.