Des parents feront recours à Strasbourg pour l'enseignement en Romanche

Des parents d'élèves veulent faire recours à Strasbourg, suite à une décision du Tribunal fédéral. Ils entendent à ce que l'enseignement dans les écoles grisonnes se fasse en Romanche.
11 oct. 2013, 18:08
Vor der Tafel mit den aufgefuehrten romanischen Idiomen und der romanischen Schriftsprache Rumantsch Grischun  unterrichtet der Lehrer Andrea Michel am Montag, 24. November 2003 seine Primarschueler in Domat-Ems in romanischer Sprache.  Ab dem Jahre 2010 soll in den Romanischen Schulen des Kantons Graubuenden nur noch in Rumantsch Grischun unterrichtet werden. Ganz aus dem Schulalltag verschwinden werden die Idiome der verschieden Sprachregionen indes nicht. Als Literatur- und traditionelle Kultursprache sollen die Idiome weiterhin auch nach 2010 Eingang in die Schulstuben  finden.   (KEYSTONE/Arno Balzarini)

Le romanche va être discuté à Strasbourg: un groupe de parents n'est en effet pas content que l'enseignement dans les écoles grisonnes ne puisse pas se faire dans un des cinq idiomes romanches. Ils entendent contester une décision du Tribunal fédéral à la Cour européenne des droits de l'homme.

Le TF avait conclu en juillet dernier que la liberté sur les langues, inscrite dans la constitution, ne donnait pas un droit à un enseignement à l'école dans l'un des cinq idiomes romanches. N'est reconnu comme langue nationale que le rhéto-romanche, les idiomes eux ne sont pas concernés. La constitution du canton des Grisons ne va pas non plus au-delà.

Des parents estiment ce verdict trop restrictif et vont porter leur cause à la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg, a indiqué vendredi une de leurs représentantes à la Radio Rumantsch.

La controverse est née d'un essai pilote en 2007 qui a introduit à l'école la langue standardisée du romanche, le Rumantsch Grischun. Plusieurs communes du Val Müster et de Surselva avaient pris part à l'expérience. Mais des résistances se sont élevées contre l'utilisation à l'école de cette langue créée artificiellement. Les communes avaient eu le droit de revenir à leur idiome traditionnel.