Culture: près d’un artiste romand sur deux a peur de devoir jeter l’éponge

Un an après le début de la pandémie, près de la moitié des acteurs culturels romands (43%) craignent de devoir changer de profession à cause de leurs difficultés financières. C’est ce que révèle un sondage, publié mercredi par la Task Force Culture Romande.

10 févr. 2021, 12:00
47% des acteurs culturels romands estiment leur situation financière de mauvaise à catastrophique (illustration).

Un sondage de la Task Force Culture Romande révèle ce mercredi que près d’un acteur culturel romand craint de perdre son travail en raison de la crise du coronavirus.

Le personnel technique (58%) se sent encore plus menacé que les artistes (41%) d’être obligé de changer d’activité après le Covid, peut-on lire dans le sondage. Celui-ci a été mené auprès de 513 personnes et 270 associations, institutions, et entreprises du secteur culturel romand, entre la mi-décembre 2020 et la fin janvier 2021.

L’appui d’un emploi complémentaire

Parmi les expédients trouvés, la moitié des institutions et des acteurs culturels ont pioché dans les réserves ou les économies personnelles. Et un sur cinq s’est appuyé sur un emploi complémentaire.

Au total, près d’une entreprise culturelle (46%) sur deux considère sa situation financière de sérieuse à catastrophique et presque autant (47%) d’acteurs culturels estiment leur situation financière de mauvaise à catastrophique.

Sondage

Les réponses proviennent des six cantons romands et de Berne, en majorité des cantons de Vaud et Genève ainsi que des milieux du théâtre, de la musique et de l’audiovisuel.

Parmi les acteurs culturels qui ont répondu, la moitié est salariée, le quart indépendant et près d’un sur cinq les deux. Du côté des entreprises culturelles qui ont participé au sondage, la grande majorité sont des associations.
Task Force Culture Romande rassemble neuf syndicats ou associations d’artistes.