Criminalité: le plan Magrheb n'est plus en odeur de sainteté à Genève

Visant à encourager les délinquants du Maghreb multirécidivistes à regagner leurs terres, le projet lancé en 2011 à Genève n'a plus la cote. Il avait pourtant même suscité l'intérêt de la Confédération.

09 janv. 2013, 16:02
Le plan Maghreb n'a plus vraiment la cote à Genève. Il s'agissait de renvoyer des délinquants maghrébins multirécidivistes dans leur pays, en leur offrant une prime de 4000 francs.

A Genève, le plan Maghreb bat de l'aile. Ce projet, lancé en 2011 et qui a même suscité l'intérêt de la Confédération, vise à encourager le retour dans leur pays de délinquants maghrébins multirécidivistes, en leur offrant une prime de 4000 francs.

"A l'heure actuelle, le plan Maghreb n'est plus actif", a fait savoir mercredi la porte-parole du département de la sécurité (DS) du canton de Genève Caroline Widmer, confirmant une information révélée par "Le Matin". En d'autres termes, il ne se passe pour l'instant plus rien autour de ce projet.

Pour le moment, personne ne parle d'abandonner le plan Maghreb. Un bilan sera tiré après la conférence nationale du 21 janvier organisée par le Département fédéral de justice et police (DFJP) et au cours de laquelle le sujet sera abordé, a juste fait savoir Mme Widmer.

La porte-parole du DS n'a pas été en mesure d'indiquer combien de personnes avaient jusqu'à présent bénéficié du plan Maghreb. Les autorités tablaient sur 30 retours par an. Le projet prévoit que les délinquants multirécidivistes prêts à partir reçoivent 1000 francs immédiatement, puis 3000 francs une fois dans leur pays.