Coronavirus: pour Alain Berset, il faut une approche différenciée en fonction des régions

Après les annonces du Conseil fédéral concernant la situation sanitaire suisse, le ministre de la santé estime qu’il faut agir sur le plan régional pour combattre la propagation du virus.

30 oct. 2020, 07:18
Le ministre de la santé Alain Berset rejette la critique selon laquelle le Conseil fédéral aurait agi trop tardivement (archives).

Le Conseil fédéral attend des cantons qu’ils renforcent encore les mesures contre le coronavirus sur leur territoire, en fonction de la situation, selon Alain Berset. Il estime qu’il est important d’agir de façon plus différenciée sur le plan régional qu’en mars.

Les différences sont frappantes, souligne le ministre de la santé dans une interview publiée vendredi dans la NZZ. Et d’illustrer: le Valais a connu une incidence de nouveaux cas sur 14 jours plus de cinq fois supérieure à celle du canton de Soleure. En témoigne la situation dans les hôpitaux, beaucoup plus tendue en Valais qu’à Soleure.

Lorsque la courbe a commencé à monter, nous avons immédiatement pris des mesures supplémentaires.
Alain Berset, ministre de la santé

Le Fribourgeois a répondu par la négative à la question de savoir si la Suisse avait perdu le contrôle sur l’épidémie. Il concède cependant que la situation est bien pire qu’il y a un mois. Il ajoute que dans le même temps les cantons ont considérablement augmenté leurs capacités de traçage.

Alain Berset rejette l’accusation selon laquelle le Conseil fédéral aurait réagi trop tard. «Nous avons réagi et avons suivi le plan que nous avons préparé avec les cantons en été. Lorsque la courbe a commencé à monter, nous avons immédiatement pris des mesures supplémentaires. J’ai contacté les cantons à plusieurs reprises et les ai exhortés à agir», explique le ministre de la santé.

 

 

Et de préciser que déjà en août et en septembre le nombre de cas avait doublé mais très lentement sur une période d’un mois. En octobre, ce laps de temps s’est réduit très rapidement et à la surprise générale à une semaine. Le ministre de la santé indique que la task force scientifique lui a fait part de cette rapide augmentation le 16 octobre et que seulement deux jours plus tard le Conseil fédéral décidait de renforcer les mesures.